Jeudi 8 : le jour où on a fait Alcatraz by night (brrrrr!)

Nous sommes le 31 Décembre 2009, l’année se termine dans quelques heures, et je ne veux pas me trainer ce compte-rendu de road-trip sur une autre année. Finissons-en.

N’oubliez pas de lire d’abord le jour 1, jour 2, jour 3, jour 4, jour 5, jour 6, jour 7 et 8, jour 9, jour 10, jour 11, jour 12, jour 13 partie 1 et partie 2jour 14, jour 15 jour 16, jour 17 jour 18 et jour 19 de notre road-trip.

Jeudi matin, on s’est levés relativement de bonne heure, il me semble, afin d’avoir le temps de faire tout ce qui était prévu. Vêtu aussi chaudement qu’on a pu (c’est à dire uniquement avec des sweat, puisqu’on ne pensait pas avoir besoin de manteau d’hiver en octobre, en Californie…), on est donc partis, à pieds, en direction tout d’abord de Grace Cathedral. Le “à pieds” est assez important, parce qu’il ne faut pas oublier qu’on est à San Francisco, la ville aux pentes très … pentues ! On s’est lancés plein d’entrain dans l’ascension du Mont Everest de la rue, et en deux minutes on était sur les rotules. C’est que ça grimpe !! Malgré nos nombreux essais, on n’a jamais réussi à reproduire en photo l’inclinaison des rues, donc vous n’aurez qu’à me croire sur paroles, parce que je vous ai rarement menti.

On est arrivés à la Cathédrale, assez jolie, et on a bien sûr parcouru le “labyrinthe sacré”. C’est un parcours dessiné sur le sol, que l’on est censé parcourir en priant, et qui doit donc nous apporter la paix spirituelle. Bon, nous on l’a parcouru tout court, mais c’était marrant.

On a continué avec le musée des Cable Cars, gratuit. C’était bruyant, mais intéressant, car on y voyait les câbles en action. On a aussi pu apprendre plusieurs choses sur le fonctionnement des Cable Cars, les réparations à effectuer, etc… C’était sympa, vraiment.

En parlant de Cable Car, on en a ensuite pris un pour aller vers Chinatown. C’était cool, Clément était tout content d’être sur les marches. On avait pris un pass pour 3 jours, afin de monter et descendre comme on voulait, on l’a vite rentabilisé. On a fait un tour rapide dans Chinatown, avant de se diriger vers Lombard Street.

Comme on est vraiment des blaireaux quand on veut, on a pris le mauvais Cable Car. Sachez qu’il y a deux Cable Cars qui s’arrêtent à Lombard Street : l’un s’arrête en bas, l’autre en haut. Bien sûr, nous on s’est arrêtés à celui situé en bas de la rue. Pouin pouin pouin pouiiiiiiin…. Quand on a découvert ça, j’ai un peu eu envie de me pendre… Pour ceux qui ne connaissent pas, Lombard Street c’est la rue la plus sinueuse des Etats-Unis. Elle était tout en zig et en zag, pour la simple et bonne raison que si elle allait tout droit, elle serait beaucoup trop pentue, et ça serait dangereux. Monter cette rue en elle-même, ce n’est pas le pire, puisqu’ils ont mis des marches, ça passe assez bien. En revanche, la rue qu’il faut escalader depuis l’arrêt de cable car, là, c’est une autre histoire.

Bref, on s’est pris une suée sur ce coup-là. Histoire d’enfoncer plus le clou, lorsque je suis arrivée en haut, à bout de souffle, un cable car est lui aussi arrivé, avec à son bord des touristes qui n’étaient pas haletants comme moi. Je leur ai lancé un regard mauvais que personne n’a vu, apparemment. Je hais les touristes plus intelligents que nous !
On est restés un moment en haut de cette rue, à prendre des photos sous tous les angles.

Puis on a décidé de se rendre à Fisherman’s Wharf, au bord de l’eau, afin d’y manger un bout. On a donc attendu le cable car. On a attendu, attendu, attendu…. Et encore attendu. On est restés sacrément longtemps, comme des quiches, à attendre un cable car qui n’est jamais venu… Durant cette attente, on a eu le temps de faire environ 5 arrêts cardiaques et de se déchirer 7 fois les tympans, à cause d’avions de chasse en pleine démonstration, qui volaient en rase-motte au dessus des maisons. Ils passaient super près et faisaient beaucoup de bruit, faisant parfois trembler les murs. Si tout le monde n’avait pas été aussi calme, on aurait pu croire qu’on était en pleine guerre. L’un des avions est passé au dessus de Lombard Street, à seulement quelques mètres du sol.
Désespérés, comprenant que la poisse nous collait à la peau et que le Cable Car ne viendrait pas, on a pris la décision de tout descendre à pieds. On n’est jamais mieux servis que par soi-même. Sauf qu’on avait faim, surtout moi. Le chemin a semblé durer une éternité. Puis on est arrivés dans la rue principale, qui grouillait de magasins. Notre but était de filer directement au Subway pour s’avaler un sandwich. Mais en passant, on a vu un magasin qui vendait pleins de sweats, T-shirts, casquettes… pas chers. On a tellement apprécié ce magasin qu’on s’est dit qu’on partagerais notre découverte. Sauf que le magasin n’avait pas de nom, pas de carte de visite, pas de numéro de rue, rien… On a donc pris une photo, en espérant que ça vous aide si vous devez y aller.

Bref, Nathalie et Clément se sont fait plaisir avec des sweats, puis on est allés manger. On a ensuite fait un tour sur le port, tels des touristes. On a pris une glace chez Ben et Jerry’s, et comme on ne savait pas trop quoi faire, Clément nous a trainé à l’aquarium. C’était sympa, on s’est bien amusés.

On a continué en se balladant sur le ponton en bois, au milieu des boutiques. C’était mignon comme tout. Dans une boutique de T-shirts et sweats, j’ai trouvé mon bonheur, un sweat orange bien visible, avec marqué “I ♥ SF”. Oui, bon, ça va, je suis une touriste après tout !

On a fait un passage obligé par les otaries amassées dans le port, au grand damne de Clément qui a cru mourir à cause de l’odeur. C’est en apnée sous son sweat qu’il a pris quelques photos avant d’aller se réfugier dans un endroit qui sentait pas le vieux poisson avarié, pendant que moi je prenais des milliards d’autres photos en m’écriant “comme c’est meugnooooon!!”

Puis on s’est rendu au lieu d’embarquement pour aller à Alcatraz, vers 19h30. Comme on était un peu en avance, on est allés se réchauffer au café d’à côté, puis on s’est mis dans la file. Là, on se les pelait un peu, quand même. Du coup, on a étrenné nos achats, enfilant nos nouveaux sweats sur ceux qu’on portait déjà. Monsieur Bibendum Style. Au moins, on avait chaud. Après plusieurs dizaines de minutes, on est montés à bord du bateau. La nuit tombait déjà quand on a approché Alcatraz.

On a mis le pied à terre et on s’est dirigés vers la première salle où on nous distribuait les casques de guide audio. Puis on a commencé notre visite de la prison, de nuit. Ambiance glauque garantie !
Le guide audio était en français. Derrière, en fond sonore, on entendait les bruits de tous les jours à la prison : les prisonniers qui chantent fort et mal, qui tapaient sur les barreaux, qui appelaient les gardiens, les insultaient, etc… Histoire de rajouter un peu de glauquitude à la chose, en somme. Nos guides étaient d’anciens détenus ou d’anciens gardiens de la prison, rendant les témoignages plus touchant. Des photos ainsi que des mises en scènes dans les cellules rendaient la visite encore plus intéressante. Et être dans une prison aussi mythique, de nuit, c’est vraiment une super expérience. J’ai adoré cette visite, j’ai vraiment pris mon pieds, même s’il faisait pas bien chaud. Je la recommande à tout le monde : la visite est bien, de nuit elle est encore mieux !

On a fini par rentrer, après 1h30-2heures de visite.

Mercredi 7 : le jour où on a fait Los Angeles – San Francisco en voiture

J’en peux plus de ce compte-rendu, vivement que je le finisse, il me prend le chou !

N’oubliez pas de lire d’abord le jour 1, jour 2, jour 3, jour 4, jour 5, jour 6, jour 7 et 8, jour 9, jour 10, jour 11, jour 12, jour 13 partie 1 et partie 2jour 14, jour 15 jour 16, jour 17 et jour 18 de notre road-trip.

Vous vous êtes peut-être fait la réflexion que le terme de “road-trip” pour définir notre voyage n’était pas forcément bien choisi. En effet, la première partie de notre séjour s’est faite sans voiture, et jusqu’à présent, mis à part Las Vegas-Death Valley-Los Angeles, on n’avait pas roulé des masses. A la base, on avait prévu de tout faire en voiture. Mais il a fallu se rendre à l’évidence : on avait 3 semaines, pas 3 mois. Donc on avait décidé de ne prendre la voiture qu’à partir de Las Vegas, ce qui était déjà pas mal.

Mais le plus gros de notre voyage en voiture allait arriver ce Mercredi 7 Octobre, puisqu’on devait faire Los Angeles – San Francisco dans la journée, en voiture.

A la base, afin de pousser le fantasme jusqu’au bout, on avait prévu de le faire en décapotable. Vous imaginez, remonter la côte californienne en décapotable, les cheveux aux vents, la musique à fond dans les enceintes ? Oui, mais ça, ça allait bien sur le papier…

Le Mercredi matin, après avoir fait nos valises, moi je suis allée me battre avec une banquière afin de régler mon soucis de découvert, pendant que Clem et Nathalie allait chercher la voiture. Je suis donc allée à la cabine téléphonique en face du magasin, pas loin de l’hôtel, et j’ai passé 30-45 minutes, ballotée d’un service à un autre, épuisant 2 cartes téléphoniques en même temps que mon porte-monnaie. On a réussi à trouver un arrangement, il suffisait que je trouve une National Bank ou une PNC Bank dans les parages pour faire un versement en liquide, et le tour serait joué. Une fois mon calvaire terminé, je m’attendais à voir Clem et Nathalie arriver à bord de la voiture, qui était censée être une PT Cruiser décapotable donc. Mais j’ai attendu, attendu, j’ai sifflé tant que j’ai pu, ils ne sont jamais venus. Moi, évidemment, je m’inquiétais un peu. Il aurait pu leur arriver un truc sur la route, je n’en saurais rien. Finalement, une heure plus tard je crois, ils sont arrivés, conduisant… une bête voiture non décapotable. Heu, on m’explique ? Mon frère, passablement énervé, m’annonce qu’ils viennent de passer une heure à essayer de faire rentrer les valises dans la décapotable, ce qui fut mission impossible, visiblement. Il me dit qu’ils ont essayé toutes les voitures présentes, et qu’aucune n’était assez grande. Donc ils ont dû se rabattre sur une voiture banale. Enfin, quand je dis banale, c’était quand même une Chevrolet, mon frère avait dû sacrifier la décapotable, il allait pas en plus conduire une poubelle ! Bon, et au final, c’était pas plus mal qu’on n’ai pas de décapotable, puisqu’il faisait froid de toute manière. Les cheveux au vent n’auraient pas duré plus de 10 minutes.

Avant de quitter LA, je leur ai demandé de faire un détour par une National Bank, afin qu’on règle mon problème. Et là, ce ne fut pas une mince affaire ! Mon frère a interrogé son GPS, qui nous a l’autre bout de la ville. Une fois arrivée sur place, je suis un peu pessimiste : je ne vois pas de National Bank, mais juste une Bank National. Pour le GPS, c’est la même chose. Dans le doute, j’entre dans la banque (déserte), et demandes s’il s’agit de la même chose. Là, on me regarde tout bizarre, me disant que non. Le gentil agent de sécurité à l’entrée me propose d’utiliser le téléphone de son bureau pour joindre ma banque à Pittsburgh, afin qu’ils me donnent l’adresse de la National Bank la plus proche. Et là, le verdict tombe : il n’y a aucune National Bank en Californie, ni de PNC Bank, leur partenaire. Moi, j’ai envie de me tirer une balle… On me dit d’aller voir dans une autre banque pour faire je ne sais plus quelle manoeuvre. On se dirige donc vers Bank Of America, une assez grosse boîte. Là, on m’annonce qu’on ne peut rien faire pour moi, d’essayer à la Poste. On se rend donc à La Poste, et là soulagement, je peux faire un virement banquaire. Je donne l’argent en liquide, je rempli un papier, et je m’en vais. Cette aventure nous aura pris… une heure ? Peut-être plus ? Comme on avait pris du retard avec la voiture, je peux vous dire que niveau planning, on n’était pas dans les temps !

On a fini par quitter la ville, en s’arrêtant un court instant près de Malibu Beach, puis on a repris la route. Sur le chemin, on a fait plusieurs arrêts, au hasard, quand ça nous semblait joli. On s’est entre autre arrêtés dans une plaine toute sèche, avec au bout une falaise qui se jetait dans la mer.

On a aussi fait un arrêt à un endroit qui s’appelle Sea Lions Point je crois, ou un truc comme ça. Et là, surprise ! Des dizaines de phoques étendus sur la plage, sur plusieurs centaines de mètres. Ils faisaient un bruit d’enfer, à éternuer sans arrêt, à ronfler, à crier. On est restés un bon moment là-bas, malgré le froid, à bombarder de photos et à répéter “c’est trop meugnon” (bon, OK, ce dernier point, c’était que moi…). On a bien rigolé quand on a vu ces tas de graisse essayer d’aller à l’eau : ils faisaient quelques petits mètres, puis s’affalaient sur le sol, où ils restaient sans bouger pendant de longues minutes. Il fallait s’y reprendre à plusieurs fois avant d’atteindre l’eau. C’était comique.

Puis on a continué notre route, en zappant au passage plusieurs villes qu’on voulait voir, comme Ben Sur par exemple. C’est dommage, mais on n’avait pas le choix, on avait pris trop de retard, et la nuit était déjà tombée.

On est passés par une montagne ou je ne sais quoi, quoi qu’il en soit on était bien en altitude, puisqu’on est passés au dessus des nuages. On s’est arrêtés afin d’admirer la vue, pile au moment où le soleil se couchait, c’était sympa. On a poursuivi notre route avant de s’arrêter manger dans une petite ville, dans un restaurant petit mais fort sympathique, où je me suis personnellement régalée les papilles avec une soupe de tomate et un demi-sandwich thon-fromage. Un régal. On a fait une micro-sieste dans la voiture, parce que Clément ne se sentait pas de reprendre la route tout de suite, fatigué par les heures de route. Un quart d’heure plus tard, on reprenait la route, non-stop jusqu’à San Francisco. On est arrivés tard dans la soirée, et on s’est pioté tout de suite.


Mardi 6 : le jour où on a assisté à un tournage de série. Oui oui oui.

Il est grand temps de terminer ce compte-rendu qui n’en finit plus de tarder… Donc, préparez-vous m’sieursdames, nous arrivons à la fin de notre périple !!

N’oubliez pas de lire d’abord le jour 1, jour 2, jour 3, jour 4, jour 5, jour 6, jour 7 et 8, jour 9, jour 10, jour 11, jour 12, jour 13 partie 1 et partie 2jour 14, jour 15 jour 16 et jour 17 de notre road-trip.

Mardi promettait d’être le jour le plus intéressant de notre séjour à LA : on allait visiter un studio de cinéma. C’était un plan de dernière minute, puisqu’on a acheté nos billets une semaine avant le départ je crois. On avait vu un peu large pour LA, et on avait un jour où on ne faisait rien. Clément et Nathalie ont eu cette idée, et j’étais partante dès le début, forcément.

On avait rendez-vous en début d’après-midi. Je crois donc qu’on s’est accordé une grasse mat’. Puis on s’est dirigés vers les Studios Warner. On était une douzaine dans le groupe. On a regardé un petit film sur les plus grands succès de la Warner, la création de la compagnie, etc… C’était très intéressant. Puis on a embarqué dans une voiture de golf géante, et on est partis dans notre exploration des plateaux de tournage.

Ce genre de tour, c’est très intéressant, surtout quand on aime le ciné comme moi, mais il faut le dire clairement : ça casse le mythe aussi. Le cinéma, c’est l’imagination, le rêve, le tout-est-possible. Quand on fait un tour sur les plateaux de tournage, la magie s’envole.

On est par exemple passés par une rue, avec des façades de bâtiments. Une rue très new-yorkaise, avec les escaliers de secours, etc… Et là, notre guide nous apprend que cette rue a été utilisée un paquet de fois dans des films et des séries différentes, parfois même pour des époques différentes. Un coup de peinture, un rideau par là, un sticker par ici, on change le lampadaire, et pouf, on passe d’une rue des années 1920 à une rue des années 2024… Et nous, on se fait berner à chaque fois !

Pareil, les entrées de bâtiments peuvent apparaitre dans plusieurs films ou séries, juste en changeant deux ou trois détails. Cette entrée, par exemple, peut être aperçue dans “Pushing Daisies” pour l’entrée du Pie Hole, ainsi que dans “Les nouvelles aventures de Loïs et Clark”, pour l’entrée du Daily Planet. On enlève les escaliers qui mènent au métro, on rajoute un petit détail, et paf ! le spectateur n’y voit que du feu. Et Central Park ? Ce n’est qu’un petit espace vert, ils changent l’emplacement des arbres, la position des caméras, les acteurs font des aller-retours, et on y voit que du feu !

On a fait un arrêt par un hangar dans lequel se trouvaient les originaux de certaines voitures, parmi lesquelles la Batmobile, le van de Scoubidou, la voiture de la Geek Squad de “Chuck”, la voiture de l’agent Smith dans “Matrix”, la voiture d’Austin Power, celle d’Harry Potter et la Chambre des secrets… Toutes ces voitures, à l’exception de celle d’Harry Potter, sont en état de rouler. Et elles sont super belles :-)

On a également fait un passage par une salle remplie de costumes, c’était super beau. Durant cette visite, je suis allée voir notre guide, afin de lui demander si on pouvait assister à un tournage de série le soir même. Je vous explique :

Pendant la visite, notre guide nous a annoncé qu’il existait deux genres de séries télé : les sitcom (”situation comedy”) et les dramas (je crois). Les sitcom sont reconnaissables par les rires qu’on entend derrière : Friends, Mon oncle Charly, etc… Ces rires peuvent être enregistrés et ajoutés à la bande sonore, mais certains show sont également tournés en présence d’un public. Les rires sont donc réels. A la Warner, ils ont plusieurs show comme ça, dont “The Big Bang Theory”, qui est l’une de nos séries préférées avec Clem et Nath. D’habitude, on peut visiter le plateau de la série, mais pas ce jour-là : un tournage avait lieu le soir même. Alors là, évidemment, déception dans les chaumières. Le guide nous apprend qu’on peut assister aux tournages gratuitement, mais que pour ça il faut s’y prendre quelques jours à l’avance. Parfois même 2 mois plus tôt. Autant dire que pour assister au tournage du soir même, il fallait croire aux miracles.

Eh bah moi j’y crois.

Je suis donc allée voir la guide en lui demandant s’il y avait ne serait-ce qu’une micro chance qu’on puisse assister au tournage. Elle a dit qu’elle se renseignerait à la fin du tour. Une fois le tour terminé, après être passée par le Central Perk, le fameux café de la série Friends, elle est en effet allée se renseigner. On nous a indiqué le lieu de RDV pour assister au tournage, en nous faisant comprendre qu’il faut croiser les doigts. On s’est précipité vers la voiture, on a cherché l’endroit qu’on nous avait indiqué, et là, on a fait jouer notre charme… et ça a marché !! On n’avait pas de tickets, mais on nous a laissé passer quand même. Est-ce grâce à mon accent tout mignon kawaï, ou à mon explication un chouilla tirée par les cheveux, nous ne le saurons jamais. Quoi qu’il en soit, on s’est mis en ligne, derrière ceux qui avaient leurs tickets depuis un petit bout de temps, et on a attendu. On a eu un petit coup de chaud au moment où des jeunes sont venus attribués les places, en vérifiant les tickets. J’ai sorti mon plus beau sourire pour leur expliquer la situation, mais ils ont un peu tiqué… On leur a montré du doigt la personne qui nous avait dit que c’était OK, ils sont allés la voir, ils sont également allés parler à la responsable, et ils sont revenus vers nous, sans sourire. On se voyait déjà de retour à la voiture, dépités… Mais non ! Ils nous ont assigné un numéro de siège sur un bout de papier volant, et sont passés à la suite. Nous, on s’est collé une banane de la taille de la faille du grand canyon sur la figure, et on a attendu, impatiemment, qu’on nous guide jusqu’au studio. Après être passés par deux contrôles de sécurité, on est enfin entrés dans le studio, on a pris nos places, et on a attendu.

Un chauffeur de salle nous a expliqué comment ça allait se passer : les scènes seraient tournées dans l’ordre, afin que nous, spectateurs, puissions comprendre l’histoire. Les scènes seraient jouées au moins deux fois, pour être sûr d’avoir une prise bonne. A chaque fois, on devra rire comme si c’était la première fois qu’on entendait la blague. Si on ne rit pas à une blague, les scénaristes peuvent arrêter le tournage le temps de trouver une meilleure réplique. Entre chaque scène, pendant que les acteurs et l’équipe technique se prépareront pour la scène suivante, il y aura des petits jeux organisés, qui nous permettront peut-être de gagner des petits trucs. Le but de ces petits jeux est de nous garder en forme, bien excités, toujours prêts à applaudir et à rire. Au début, ça allait, mais vers la fin, les mains faisaient mal et la gorge piquait à force de crier.

C’était intéressant de voir un tournage en direct live. Les acteurs doivent apprendre tous leurs dialogues d’un coup, comme au théatre. Il arrive parfois qu’ils se trompent, qu’ils bafouillent, qu’ils oublient de démarrer, etc… Alors on recommence tout, on rigole comme la première fois, et c’est souvent de bon coeur. Vers 20heures, on nous a offert de la pizza et à boire, ce qui était franchement bienvenu ! Et avant le tournage de l’épisode auquel on assistait (le 3×07), ils nous ont passé l’épisode précédent, pour qu’on puisse un peu suivre. En fait, après diffusion des épisodes, on a réalisé qu’ils nous avaient passé l’épisode 5 de la saison 3, au lieu de l’épisode 6. Mais ça ne nous a pas empêché de suivre.Quant au plateau, pour ceux que ça intéressent, voilà comment il est arrangé : les 3 pièces principales sont face au public, le 4ème mur étant bien sûr inexistant. C’est d’ailleurs pour ça que les points de vues sont toujours les mêmes. Là, nous avions à gauche l’appart’ de Penny, au centre le couloir avec les escaliers et l’ascenseur toujours en panne, et à droite l’appart’ de Sheldon et Leonard. Un peu plus à droite, moins visible pour nous, se trouvait le magasin de bandes dessinées, et tout à gauche se trouvait la Cheesecake Factory. Certaines scènes sont tournées avant que le public n’arrive, et ils les passent entre deux scènes, au moment où elles devraient être. Vous suivez ? Par exemple, imaginons qu’on voit les personnages dans l’appart de Sheldon et Leonard, puis dans une voiture, puis de nouveau dans l’appart : ils jouent la première scène dans l’appart, puis ils nous passent la scène dans la voiture qui a été tournée au préalable, sur fond vert qu’on voit toujours, puis ils continuent avec l’autre scène dans l’appart en direct live.

A la fin du tournage, deux des acteurs ainsi que les producteurs et réalisateurs sont restés pour signer des autographes. Pendant qu’on attendait, j’ai repéré sous la chaise du chauffeur de salle le script de l’épisode. Je l’ai pris et suis partie à la recherche du gars pour lui demander si je pouvais le garder. On m’a dit qu’il était déjà parti, donc je suis allée demander directement à Chuck Lorre, le producteur. Il m’a dit que je pouvais le garder et me l’a même dédicacé. J’étais super contente, j’ai un script original en ma possession maintenant ! Un gars du public est venu me voir en me demandant où je l’avais trouvé, et il était super jaloux. Et comme je suis une grognasse professionnelle, je n’ai pas partagé :-D

On est retournés à la voiture, toujours le sourire aux lèvres, mais un peu fatigués. On était vraiment super contents de cette journée : la visite des Studios Warner était super intéressante, et la soirée de tournage était incroyable. On a eu une chance d’enfer (et un peu de culot aussi). Bref, cette journée a rattrapé l’avis général qu’on avait sur Los Angeles. Je ne peux donc que vous conseiller d’aller faire la visite de ces studios, et de chercher à l’avance les jours de tournage de vos séries préférées :-)


Lundi 5 : le jour où “trempé” voulait dire “trempé”

Je me remet enfin aux comptes-rendus de notre road-trip. Nous arrivons à la fin, avec quelques jours à LA restant, puis quelques jours à SF, et enfin le départ. Mais ne vous inquiétez pas, il y a encore de sacrés aventures dans ces quelques jours :-)

N’oubliez pas de lire d’abord le jour 1, jour 2, jour 3, jour 4, jour 5, jour 6, jour 7 et 8, jour 9, jour 10, jour 11, jour 12, jour 13 partie 1 et partie 2jour 14, jour 15 et  jour 16 de notre road-trip.

Dimanche, on avait décidé d’aller aux Studios Universal. On est arrivés peu après l’ouverture, et comme on avait imprimé nos tickets, on n’a pas eu à faire la queue.

On a commencé avec l’attraction “House of Horrors“, que je n’avais vraiment, mais alors vraiment pas envie d’essayer. Il s’agissait d’un parcours à faire à pieds, façon maison hantée, avec des gens qui vous sautent dessus en criant, une ambiance glauque, des odeurs nauséabondes… Je déteste ce genre d’attractions, je suis une vraie trouillarde, mais je ne pouvais pas décemment rester à la masse. J’ai passé toute l’attraction à crier comme une gamine, et j’étais vraiment soulagée quand on est enfin sortis. Allez-y, moquez-vous, j’assume totalement. Même si je ne pleurais pas comme pourrait le faire penser cette photo :

On a continué avec une attraction en 4D sur le thème de Shrek, Shrek 4D, qui était un peu décevante. La salle d’attente était faite d’instruments de torture, le pré-show nous parlait de torture, on s’attendait donc en toute logique à une attraction où on serait torturés. Mais niet. On a juste suivi Shrek et l’Âne dans une quête pour sauver Fiona, comme d’hab’… Bref, pas top.

Comme ça fait deux mois, et que j’écris ça sans les photos, depuis le foyer du lycée où je travaille en ce moment, l’ordre dans lequel on a fait les attractions est un peu flou. Donc je vais faire comme pour Disney, et vous décrire les attractions, simplement.

The Simpsons Ride : On ne savait pas vraiment à quoi s’attendre, on a donc été agréablement surpris. Dans la file d’attente extérieure, des épisodes des Simpsons sont diffusés, et dans la file d’attente intérieure, il y a des petites animations sympa avec un super décor. Puis on est dispersés dans de petites salles par groupe de 6 ou 8 personnes. Après une vidéo qui met la pression, on s’installe dans notre wagon. Et là, surprise : ce n’est pas le wagon qui bouge, mais le décor projeté sur l’écran. Nous voilà donc partis dans une attraction virtuelle. On a été surpris par l’effet de l’attraction. On a l’impression de faire un looping alors que non, on a l’impression de faire une grande descente mais en fait nope, etc… C’était sympa !

Revenge of the Mummy, The Ride : Là, c’est le contraire des Simpsons. La description de l’attraction avait l’air super sympa, ça dit : “Criez dans l’obscurité, d’avant en arrière, dans la première montagne russe psychologique”. Une montagne russe psychologique, ça a l’air de poutrer, non ? Bah au final, l’attraction était courte, et plutôt décevante au final. Oui, on a quelques guillis dans le ventre, mais quand l’attractions se termine, on entend plusieurs personnes dire “quoi, déjà ?!”. A essayer, mais sans en attendre trop.

Jurassik Park, the Ride : une attraction façon “Pirates des Caraïbes”, avec une ballade tranquille au milieu des dinosaures vaguement animés, qui se termine par une descente.

Universal Experience : un tour en bus ouvert comme le tour de Disney Studio à Paris, au milieu des studios et des décors de cinéma. On y découvre des décors de séries ou de films, quelques animations, etc… On est notamment passés par le quartier de Desperate Housewives.

Special Effects Stages : un show en direct live bien sympa, assez drôle, avec une participation du public. On passe d’un plateau à un autre pour assister à 3 explications d’effets spéciaux. Les animateurs sont sympas, les interventions sont drôles, bref on y passe un bon moment.

Waterworld : permettez-moi de m’attarder un peu sur cette attraction, pour l’anecdote du jour, qui pourrait vous être très utile. Sur le coup, on a vraiment, vraiment été stupides, et la faute m’en revient en grande partie. Mais Clément et Nathalie ne sont pas mieux :-) Il s’agit d’un spectacle sur le thème du film “Waterworld”, avec Kevin Costner. Le film a été un vrai bide, mais l’attraction est l’une des plus appréciée du parc.
Quand on est entrés dans “l’arène”, on a vu que certains bancs étaient marqués “soak zone” (”zone de trempage”, littéralement). Sauf que ça n’avait pas l’air mouillé, et que de toute manière, y’avait aucune raison pour qu’on soit mouillés lors d’un spectacle. Ha ha. On s’est installé au premier rang, bien au milieu. On s’est enfoncés jusqu’au bout dans notre débilité. “Zone de trempage”, ça veut bien dire c’que ça veut dire ! Ça a même commencé avant le spectacle. Afin de mettre de l’ambiance dans le public déjà nombreux, certains cascadeurs se sont transformés en chauffeur de salles, et malgré le temps un peu frais… ils ont balancé des seaux entiers sur le public. Vraiment. Le spectacle n’avait pas commencé qu’on était déjà trempé des pieds à la tête. Clément m’a même sucré mon sweat pour protéger son sac. Pendant le show, des jet-skis venaient faire des dérapages juste au bord du bassin, projetant des vagues d’eau sur le public. On est sortis de là en faisant splotch-splotch.
Le spectacle en lui-même était vraiment sympa, plein de cascades et de feu, de “whaaaaa” et de “haaaaaaan”, de gentils et de méchants, de “boom” et de “paf”. Un bon moment !

En sortant de ce spectacle, on a décidé de partir : on avait essayé les attractions qu’on voulait, et il n’y avait plus de spectacles. On avait déjà dû courir comme des dératés pour assister à deux spectacles tout en sacrifiant le troisième. Bref, on a décidé de s’offrir une crêpe pour se réchauffer (confiture de lait et nutella/banane). Et en chemin vers la sortie, on a vu… un taureau mécanique ! J’y croyais pas, j’avais abandonné l’idée de m’essayer au taureau mécanique sur le sol américain ! Je suis allé voir un des serveurs, et après quelques paperasses signées et $4 déboursés, je suis entrée dans l’arène. J’ai galéré rien qu’en montant sur le taureau, mes fesses ayant décidées de rester là où elles étaient… Ça commence bien ! Une fois sur la bête, un gars m’a expliqué les règles de bases (”quand le taureau se penche en avant, toi tu te penches en arrière. Quand le taureau va en arrière, tu vas en avant. Quand il penche sur le côté, tu sers les cuisses. Tu tiens la corde avec ta main faible – la gauche pour moi – et tu fais ta balance avec ta main forte en l’air”). Puis il a mis la machine en route, et j’ai tenu… 2 minutes ? Je l’ai supplié d’arrêter parce que je sentais que je ne tenais plus. Une fois mes pieds sur la terre ferme, j’ai vascillé. Deux minutes sur cette machine et je ne sentais plus mes doigts de la main gauche, mes jambes s’étaient mises en grève après avoir bossé comme jamais pour me maintenir sur le taureau, et j’avais l’impression que mon bassin continuait à suivre le mouvement de la vachette. Mais je me suis éclatée :-)

On était gelés en repartant, mais on avait passé une journée sympa. Malgré tout, le parc n’est pas forcément un “must”, parce qu’il est assez petit, on en a vite fait le tour. Mon conseil toutefois : faites les spectacles dès le début, parce que les horaires se superposent souvent, et si vous vous y prenez au dernier moment comme nous, vous devrez zapper l’un d’entre eux.

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Dimanche 4 : le jour où on n’a pas aimé L.A

N’oubliez pas de lire d’abord le jour 1, jour 2, jour 3, jour 4, jour 5, jour 6, jour 7 et 8, jour 9, jour 10, jour 11, jour 12, jour 13 partie 1 et partie 2jour 14 et jour 15 de notre road-trip.

Le dimanche, on avait décidé de visiter Los Angeles Downtown. On a commencé avec Grand Central Public Market, un marché dans le même genre que le Reading Terminal Market de Philadelphie. Clément et Nathalie n’étaient pas emballés, donc on n’est pas restés bien longtemps. On a donc continué notre chemin, passant près du funiculaire en réparation, ce qui nous a obligé à monter les marches à pieds. En haut, on est tombés sur une jolie petite place, mais rien de bien intéressant.

On a continué vers Walt Disney Concert Hall, une salle de concert très architecturale. Toujours pas intéressés, on a continué avec l’église très … moderne, la Cathedral of Our Lady of the Angels. On s’ennuyait sérieusement…

On a décidé de mettre fin à notre “calvaire”, et de faire les vrais touristes en allant voir le signe d’Hollywood.
Clément a demandé à son GPS de le conduire au meilleur endroit. On s’est donc retrouvés sur un boulevard dont j’ai oublié le nom, et d’où on voyait vaguement le signe, de loin, avec les fils électriques qui passaient au milieu. J’ai décidé de faire ma pénible (pour changer un peu) et j’ai tanné Clément pour qu’on aille plus en hauteur, pour qu’on s’approche le plus possible du signe. Ma persévérance a fonctionné, et à force de tourner à droite, à gauche, à droite, re-à droite, on a fini par arriver dans une petite rue résidentielle en hauteur, à quelques dizaines de mètres du signe “Hollywood”. Là, je suis contente (sur les photos, le panneau parait loin, mais c’est l’appareil photo qui transforme l’image)

Après avoir pris quelques photos, on retourne sur Hollywood Boulevard, où on était la veille. On voulait voir les étoiles de jour et acheter quelques souvenirs qu’on avait plus ou moins repérés la veille. On prend des photos des artistes de rue qui se déguisent en célébrités. On tombe notamment sur une statue de cire qui nous laisse perplexe : la texture de la peau est celle de la cire, mais il y a quelque chose de bizarre. On n’arrive pas à savoir quoi. On reste quelques minutes à observer cette statue, et au moment où on décide de poursuivre notre chemin… la statue bouge ! C’était une vrai personne, qui respirait etc… On a été tellement bluffé qu’on lui a donné un billet, et il nous a du coup permis de prendre des photos avec lui. Vraiment sympa :-)

En passant devant le cinéma El Capitan, un cinéma Disney, on voit les affiches pour une séance “Toy Story & Toy Story 2, 3D”. Nathalie n’aime pas ces dessins animés, mais cette fois c’est Clément qui a fait son pénible, et Nathalie a fini par craquer sous les nombreux “alleeeeeeez”. C’était donc décidé, ce soir on se ferait une double séance. Mais comme on ne fait pas les choses à moitié et que Clément a des goûts de luxe depuis qu’il paye ses impôts, on a pris les tickets V.I.P. Pour un prix que je ne dévoilerais pas tellement c’était indécent, on était super bien placés, bien au milieu, mais le top du top, c’était le pack “bac à popcorn + boisson” pour le premier film, et le pack “refill de popcorn + sachet de quartiers de pommes” pendant l’entracte entre les deux films. Et et et … un pré-show avec les personnages de Woody, Buzz et Jessie, la cowgirl (dans le sens féminin du mot cowboy, et non pas dans le sens coquin du terme…). En plus, avant que la séance ne commence, il y avait un gars qui jouait un instrument dont j’ignore totalement le nom (et dont j’ignorais l’existence, aussi…), qui ressemble à un orgue avec 12 millions de touches. Bref, on a passé un vrai bon moment.


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