Archive for juillet, 2009

C’est quoi ce bourdonnement ? – On appelle ça le silence.

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Entrée en scène des Jonas Brothers. Je vous conseille de baisser le son de vos enceintes. Et avancez aux alentours de 1′50 pour les voir arriver et faire exploser votre carte son. Et oui, aux alentours de 2′55, c’est bien Mici qui crie comme ça …

Hier soir, je suis allée au concert des Jonas Brothers. C’était une mission suicide, je le sais bien. Mais c’était pour la bonne cause, puisque c’était mon cadeau d’anniversaire à Mici pour ses 11 ans.

Elle n’avait pas l’air particulièrement excitée, au premier abord, et du coup j’étais un peu déçue. Mais pendant le concert, y’avait qu’à regarder sa tête pour voir qu’elle était aux anges.

Y’a pas grand chose à dire sur le concert. On a eu droit à 3 premières parties : Honor Society, Wonder Girls et Jordan Sparks. Durant ces 3 concerts, les filles criaient déjà pas mal. A moins d’être déjà allée à un concert de boys band où la majorité des spectateurs sont des filles dont la moyenne d’âge ne dépasse pas les 14 ans, vous ne pouvez pas comprendre.

Quand les lumières se sont éteintes juste avant l’entrée en scène des Jonas Brothers, j’ai cru que mes tympans allaient exploser. Je n’arrive même pas à croire qu’une voix de jeune fille puisse aller si haut dans les aiguës. Un pas énorme pour la science.

Et alors quand les JB sont enfin apparus, c’était l’hystérie. Le paradis des décibels, l’enfer des oreilles. Je n’exagère pas quand je dis que mes tympans vibraient sous les cris des filles. Et quand ils ne vibraient pas, ils brûlaient à cause de la voix franchement pas top de Nick Jonas, le plus jeune des 3. J’aime pas du tout comme il chante, ça se voit qu’il a pas de voix, et pis il fait toujours la tronche, t’as l’impression qu’il est soit constipé, soit qu’on l’a forcé à monter sur scène. Punaise mec, t’as devant toi 15 000 personnes, les filles crient ton nom suivi d’un “I LOVE YOUUUUUUUUUUUUUUU”, tu te fais des millions en chantant aussi bien que mon frère sous la douche, alors souris, je sais pas, fais un effort…

Mais à part ça, je me suis bien amusée. Si, c’est vrai. J’ai (presque) pas honte de le dire. Les JB ont la pêche sur scène (hormis Nick, donc, même s’il a fait 2-3 cabrioles plutôt impressionnantes), tu vois qu’ils s’éclatent, ils ont des moyens assez énormes digne d’un concert d’adieu de Johnny Haliday (je sais pas comment on écrit son nom, et j’ai la flemme de vérifier sur Google, donc flûte!). Je me suis laissée entrainer plusieurs fois par la musique, je dansais avec Mici, et j’ai même crié de temps en temps. Enfin, crié “whouhou”, pas “hiiiiiiiiiiiiiii”. Ouais, non, j’ai un honneur à préserver.

Le concert a duré en tout 3h30, dont 2 heures pour les JB. A la fin, on a attendu un peu que la foule s’en aille, et le silence était vraiment bizarre. J’avais un espèce de voile sur les oreilles qui m’empêchait d’entendre correctement. On a fait une escale par un stand, parce que Mici voulait un souvenir, et qu’en tant que bonne aupair, je lui ai acheté un T-Shirt. Elle m’a remercié un million de fois pour ça (en même temps, à $35 le T-shirt, elle peut me remercier!)

Puis on a attendu en face d’un bus, parce que j’avais entendu un gars dire “Ils arrivent bientôt”. Et que le bus était tout décoré par les fans. On pensait donc qu’on pourrait voir les JB. On a attendu 20 minutes, puis on est parties. Il parait que le-dit bus était celui du staff.

Bref, j’ai passé une bonne soirée, pour de vrai. Et j’étais ravie de voir que Mici s’amusait bien aussi. C’était son premier concert, donc j’espère qu’elle s’en souviendra un petit moment. Aujourd’hui, Miroslav m’a remercié de lui avoir offert ces tickets, il a dit que c’était vraiment très gentil de ma part. Et aussi stupide que ça puisse être, j’espère que, grâce à ce concert, Mici se souviendra un peu plus longtemps de moi. C’est l’angoisse de chaque aupair, après tout : que les enfants nous oublient trop vite.

Sinon, dans le reste de l’actualité, j’ai acheté aujourd’hui une nouvelle valise de cabine, plus grande que l’ancienne, ainsi qu’un nouveau sac à dos, également plus grand que l’ancien. Avec ces deux nouveaux sacs, qui remplaceront les deux anciens, je n’ai plus aucun problème de valise. Je suis un génie, mais chuuut, faut pas le dire ! Je m’en sortirais donc avec 2 valises en soute, une valise en cabine et un sac à dos. Mouhahaha !

Chicago, dernier jour : je suis une loque

Le mardi matin, j’ai été réveillée en sursaut par la télé ultra-forte, à 5h50. Epuisée, ayant très mal dormi, j’ai enfoui ma tête sous les couvertures et me suis rendormie. Je me suis réveillée vers 8h20, juste quelques minutes avant qu’Alex ne s’en aille. Après un hug, un grand merci et un au revoir, il est parti, et moi je me suis préparée et j’ai quitté la maison.

Au programme du jour : le reste des musées.

Je suis d’abord allée au musée d’histoire naturelle. J’ai fait un tour rapide, puis me suis rendu au show en 3D (oui, encore!) appelé “Dinosaures alive”. Intéressant mais sans plus. Puis j’ai continué mon tour. Je suis passée devant une exposition photo en commémoration des évènements intervenues dans la lutte pour les droits civils aux Afro-américains. Des photos sublimes en noir et blanc avec des panneaux explicatifs, des faits historiques, des anecdotes, etc… L’exposition faisait froid dans le dos, quand on voyait la haine qu’avaient les blancs envers les noirs. Le regard de ces hommes et ces femmes était impressionnant, ils ressemblaient à des pitbulls sur le point d’attaquer. Et les afro-américains, face à eux, restaient zen, fiers.

J’ai également fait la rencontre de Sue, le squelette de T-rex le plus complet, le plus grand et le mieux conservé au monde. J’ai continué ma visite en zappant pas mal de choses, en passant très vite, parce que je n’arrivais pas à me m’intéresser à ce que je voyais.

Quand je suis sortie, j’ai réussi à me motiver pour aller voir le musée de photographie contemporaine. J’étais crevée, j’avais mal aux pattes, mes deux sacs étaient ultra-lourds, j’en pouvais plus. Mais j’avais encore du temps devant moi, et j’aime la photographie, du coup je me suis dit que c’était pas raisonnable de zapper ce musée, surtout qu’il était gratuit.

Au final, le musée était moisi. En fait, il se trouve dans une espèce d’école d’art, et perso j’appelle pas ça de la photographie. Je crois avoir vu 5 réelles photos, le reste c’était du canvas ou même 3 scènes de vie dans le jeu Les Sims, ce que je n’ai pas compris. Donc vraiment, je vous le conseille pas, c’est une perte de temps.

Après ça, je me suis rendue à l’aéroport, dans un état proche du coma. En principe, à la fin de mes week-ends, j’étais toujours un peu fatiguée. Mais là, à la fin de l’année, avec toute la fatigue accumulée, fatigue à la fois physique et morale, je dois avouer que c’était pas facile. J’ai fermé les yeux dans le métro, et quand je les ai rouvert 5 minutes plus tard, j’étais à l’aéroport et ma montre indiqué 1h de plus que la dernière fois que j’avais regardé. Une faille spatio-temporelle, sans doute.

Je suis montée dans mon avion à 19h45, heure de chicago, et je suis arrivée à Pittsburgh à 23h30, heure de Pittsburgh, après une correspondance. J’ai rejoint ma home sweet home et me suis endormie avant de pouvoir dire “ouf”.

J’ai eu le reste de la semaine pour me reposer, puisque Divna et les enfants étaient en camps, et Miroslav travaillait jusqu’à très tard. Donc je me réveillais aux alentours de 13 heures (oui, ça va, je sais), mon lunch se composait de gauffres au nutella, je suis sortie avec Gabriela, j’ai commencé mes valises, j’ai avancé dans mon cadeau de départ aux Djokic (vous le verrez bientôt, c’est un album souvenir), et j’ai pas mal glandé.

Les enfants et Divna sont revenus aujourd’hui, dans 1 heure je m’en vais pour le concert des Jonas Brothers avec Milica (mon cadeau d’anniversaire pour ses 11 ans) et dans 2 semaines, à cette heure-ci, je serais à Washington sur le point d’embarquer, direction Paris. J’ose même pas imaginer mon état lacrymal à ce moment là…

See ya soon les amigos, je vous raconterais comment c’est, un concert américain avec un boys band américain et des milliers d’ados américaines aux hormones en délire qui s’écrient d’une voix stridente “JOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOE”. Enfin, ça, c’est si je survis à ce concert. Que le dieu des concerts d’ados me viennent en aide.

(oui, vous aurez remarqué qu’il n’y a que 3 photos. Y’en a pas eu beaucoup plus de prises, j’étais crevée au point de ne pas avoir envie de sortir mon appareil photo. Une sacré différence avec le nombre de photos prises la veille ! )

Chicago, day 2 : Marion…veut…dormir…

Lundi matin, j’ai été réveillée de bonne heure par Alex qui a pour habitude de faire du sport dès 6heures du matin. Sa machine de torture se trouve dans le salon/salle-à-manger/chambre d’amis/bureau où je dormais. Je lui avais dit que ça ne me dérangeait pas, of course, et que ça me permettrait de me réveiller tôt. Ce que j’ignorais, c’est qu’il faisait 1h30 de sport tout en regardant un film, en mettant le son très fort pour couvrir le bruit de sa machine. Greeeeeat… A 6h30, j’étais donc sous la douche, et après avoir lu un peu, je suis sortie vers 7h30. Je me disais qu’en me rendant tôt sur les lieux touristiques, je pourrais éviter la foule des grands jours. Et j’ai bien eu raison !

J’ai fait un saut rapide à la recherche des sculptures du “Loop”, je n’en ai trouvé qu’une seule. Puis je suis partie en direction de Millenium Park, où se trouve la fameuse “Bean“.

Mon idée était bonne, puisqu’une fois arrivée sur place, je n’ai rencontré qu’un homme seul, un couple de personnes âgées et le mec qui nettoyait le haricot (en voilà un métier qu’il est bien, ouhlala). Du coup, comme j’étais pépère, j’ai pu m’amuser à me prendre en photo avec mon reflet dans le haricot. Sous le haricot, les reflets étaient vraiment bizarre, genre psychédéliques, et mon égo était aux anges, puisque je me reflétais plusieurs fois. Puis je suis partie en direction de Buckingham Fountain, qui se trouve sur une grande place. Encore une fois, pas un chat, j’ai pu prendre les photos que je voulais sans avoir un groupe de japonais avec casquettes horribles et bananes sur le ventre au milieu de ma photo. Je n’ai rien contre les touristes (j’en suis une aussi, après tout), mais ça m’énerve quand je peux pas prendre les photos que je veux parce que les gens se jettent en face de votre objectif. Un peu comme si, dès que quelqu’un voit un appareil photo, il faut qu’il soit en face. Un genre de syndrôme de postérité, l’envie d’être sur touuuuutes les photos.

Anyway, après m’être posée une petite minute pour me reposer et prévoir le reste de ma journée, j’ai décidé d’aller sur le Museum Campus, où se trouvent des … musées, bravo ! Je suis passée par un petit parc pas très beau, puis je suis arrivée sur le “campus”. L’endroit est très sympa, très vert, avec de nombreuses routes cyclables, etc… Là, j’avais le choix entre l’aquarium ou le musée d’histoire naturelle pour commencer. Je me suis dit que vue l’heure (10heures), les familles ne seraient probablement pas encore de sortie, et que je devrais donc pouvoir éviter la foule, ou au moins la file d’attente aux caisses de l’aquarium. Une idée de génie… que des millions d’autres personnes ont eu en même temps que moi. Me voilà donc à faire la queue pendant une demi-heure. Arrive enfin mon tour, je ne me contente pas d’acheter une entrée, j’achète carrément le City-Pass. Pour $69, j’ai accès à l’aquarium, au musée d’histoire naturelle, au planétarium, au musée des sciences et de l’industries, au musée d’art de Chicago, et au sommet de la Sears Tower ou de l’Hancock Tower. $69, ça peut sembler beaucoup, mais quand on voit que les tarifs d’entrée des musées étaient tous au dessus de $20, et que le sommet de la Sears Tower était à $30, le calcul est vite fait. Surtout qu’à part le musée d’art, j’avais prévu de faire toutes les autres attractions.

Je glandouille un peu en face des poissons, tortues et autres crabes-araignées, puis me rend au cinéma Imax pour voir une version (très) raccourcie du film “Un jour sur Terre” en 4D. La 4D, pour ce qui l’ignore, c’est de la 3D avec des petits effets en plus, comme du vent qui vous souffle dans les cheveux, de l’eau qui sors par le siege d’en face, un truc qui vous pique dans le dos, etc… En gros, c’est comme l’attraction “Chérie, j’ai rétréci le public” à Disneyland.

Je suis sortie juste à temps pour aller voir le show aquatique avec les dauphins, les baleines bélugas et les pingouins. Il s’agissait d’un aperçu du show qu’ils vont présenter dès le mois d’aout, intitulé “Fantasea”. C’était vraiment très beau, émouvant, magnifique. Mais comme il s’agissait d’un aperçu, nous n’avions pas le droit de prendre de photos.

Après le show, je me rend à la cafétéria et m’installe en terrasse pour déguster mon Hot-Dog façon Chicago : saucisse un peu spéciale, pain aux graines de sésame ou de je ne sais trop quoi, le tout garni d’onions, poivrons, et d’autres trucs. Et sans ketchup, sacrilège!

En terrasse, je me suis trouvée une table juste en face du lac. C’est tellement grand qu’on a l’impression de faire face à la mer ou à l’océan. Je suis restée un moment à admirer la vue. Les mouettes, qui volaient au dessus des tables à la recherche de nourriture, ont vu que j’avais laissé un bout de pain dans mon assiette, et c’est ainsi que je me suis retrouvée attaquée par deux mouettes affamées qui volaient à moins d’un mètre de moi. Je n’ai pas pu dégainer l’appareil assez vite, mais c’était très marrant. Je les ai laissé faire sans broncher, mais elles n’ont pas oser s’approcher assez près pour prendre le bout de pain. Roooh, il ne manquait que quelques centimètres.

Puis je suis retournée à l’intérieur, je suis allée au sous-sol admirer les baleines bélugas, puis je suis ressortie.

J’ai longé le bord du lac, direction le planétarium. Grâce à mon City-Pass, j’avais accès à deux shows, gratuitement. J’ai fait un tour du planétarium en attendant mon premier show, intitulé “Night Sky : a Symphony”. C’était des photos de nébuleuses en grande partie, en 3 dimensions, avec pour seul fond sonore une symphonie jouée par un orchestre. Sur le papier, ça avait l’air bien. Mais en vrai, c’était pas terrible. Le fait de n’avoir aucun narration, c’était pas top. Le montage était un peu funky par moment, et la musique était pas terrible. Je me suis endormie vers le milieu, et en sortant, j’ai entendu plusieurs personnes dirent qu’elles s’étaient endormies aussi…

Totalement crevée, j’ai décidé de m’accorder une pause avant le second show, 1h30 plus tard. Je suis donc allée me poser sur l’herbe en face du planétarium, afin de faire une sieste. De cet endroit, on avait un super point de vue sur la ville. Plus tard, un bus touristique est passé, et j’ai entendu le guide dire que c’était le meilleur point de vue de la ville. La tête sur mon sac, le soleil sur ma peau, j’ai essayé de m’endormir. Mais il y avait trop d’agitation autour, mon naturel curieux me poussait à ouvrir les yeux toutes les 5 minutes pour voir ce qu’il se passait. J’ai ainsi vu des jeunes en costards faire une pyramide humaine et se casser la figure, puis j’ai vu une grand-mère et sa petite fille donner du pain aux mouettes, et j’ai ainsi assisté à une bataille entre plusieurs mouettes, dont l’une était clairement le chef et n’avait pas l’air commode.

Vers 15heures, je suis retournée à l’intérieur, j’ai poursuivis ma visite, et à 15h30 je me suis dirigée vers mon deuxième show : Sky of Africa, ou un truc comme ça. C’était très intéressant, ça parlait des croyances d’Afrique en rapport avec les étoiles, etc… Mais dans l’obscurité totale, avec les sièges légèrement inclinés en arrière, et la musique douce… je me suis encore endormie.

En sortant de là, je me suis rendue à la cafet’ où il y avait un gâteau géant en l’honneur du 40ème anniversaire du premier pas de l’homme sur la Lune. Le gâteau était très bon, et gratuit.

Puis je suis retournée me poser sur l’herbe en face du planétarium afin de prévoir le reste de mon aprem. Je comptais aller voir la Sears Tower, mais c’était relativement loin, et je devais pas mal marcher pour me rendre à la station de métro la plus proche. Du coup, j’ai décidé de louer un vélo. J’ai un peu papoté avec la vendeuse, qui venait d’un pays de l’Est je dirais. Puis je suis partie. J’ai longé le bord du lac pendant un long moment, puis il a fallu que j’affronte la jungle urbaine. Autant tout le long du lac il y a de très sympa pistes cyclables, autant une fois dans la ville, c’est marche ou crève. Les voitures vous rasent, les bus vous klaxonnent quand vous roulez sur leur voie, interdiction de rouler sur le trottoir (et de toute manière, il y a beaucoup trop de monde, donc c’est tout aussi dangereux), les piétons traversent au rouge, bref, un sacré binns. En gros, n’hésitez pas à louer un vélo pour longer le lac, c’est vraiment sympa, mais évitez sérieusement d’aller dans le centre, où vous devez rouler sur la route, à moins d’être suicidaire.

Arrivée près de la Sears Tower (re-baptisée Willis Tower le 16 Juillet 2009), j’ai galéré à parquer mon vélo, puisque les endroits prévus pour étaient ultra pleins, que le gros panier à l’avant du vélo m’empêcher de m’approcher trop des barrières, et que le cadenas était tout petit.

Une fois arrivée dans le bâtiment, je me suis rendue compte qu’avoir un Citypass, c’était un peu comme avoir un statut de président : tu passes devant tout le monde. Et heureusement ! La file d’attente pour les tickets, puis celle pour la sécurité, puis celle pour l’ascenseur, était énorme. En tout, je pense qu’il y avait entre une et deux heures d’attentes. Je suis arrivée au sommet en 15 minutes. Et j’étais la seule à emprunter le chemin spécial pour les “fast pass”. Mouhaha.

Une fois au 103ème étage, j’ai bombardé de photos. La vue était dégagée, donc on voyait très loin. J’ai également marché sur la plateforme en verre, suspendue au-dessus du vide, au 103ème étage. Je me suis même faite prendre en photo couchée sur cette même plateforme.

Puis je suis redescendue, je suis remontée en selle, j’ai galéré à retrouver mon chemin jusqu’aux pistes cyclables au bord du lac, et je me suis rendu à Navy Pier, où je devais rendre mon vélo. C’est un endroit sur les quais, très sympa. J’ai appelé Alex pour savoir s’il voulait me rejoindre pour casser la croûte, mais face à l’absence de réponse, j’ai décidé de vivre ma vie. J’ai fait un tour sur les quais illuminés et pleins de monde, je suis montée dans la grande roue où j’ai pu prendre pleins de photos encore, puis je suis allée manger au Bubba Gump. Il était clairement moins bien que celui sur Times Square où j’ai fêté mes 20 ans. J’ai regardé pour la millième fois le film Forrest Gump, et malgré l’absence de son et de sous-titres, je souriais et riais en fonction des scènes, sachant exactement ce qu’il se disait selon les passages.

Puis j’ai décidé de rentrer avant qu’il ne fasse trop sombre. En effet, l’arrêt de métro le plus proche était à plus d’une demi-heure de là. Lorsque je suis rentrée, j’ai discuté avec Alex, j’ai regardé des vidéos avec lui, puis je me suis couchée, totalement vannée.

Des photos en vrac :

J’irais dormir chez vous

Le week-end dernier, je suis allée à Chicago.

Levée de bonne heure (4h30, mes yeux me piquent), j’ai sauté dans mon avion à 6h45, et après deux escales et un changement d’heure (Chicago étant 1heure derrière Pittsburgh), je suis arrivée à Chicago.

Je me dirige vers le métro, et les ennuis ont commencé rapidement : après une dizaine d’arrêt et déjà près d’une heure dans le métro, voilà que je repars dans l’autre sens. En gros, de l’aéroport à l’arrêt Western, j’allais dans un sens, et soudainement, à Western, après 15 minutes d’attente, me voilà repartie en direction de l’aéroport. Un peu perdue, je descend à l’arrêt d’après, et remonte dans un train qui va en direction de la ville, me disant que j’avais dû louper un truc, que ce train ne faisait peut-être que la moitié du chemin. Arrivée à l’arrêt Western, tout le monde descend et j’entends dans les hauts-parleurs un “terminus du train”. Heu… Sur ma carte c’est marqué qu’il y a encore au moins une douzaine d’arrêts… Hum hum… Je descend donc, et là on m’indique qu’il faut que je prenne un bus. Evidemment, c’est complet, je me retrouve donc à attendre sans savoir ce que j’attends, exactement. Le bus arrive enfin et me dépose en face de l’arrêt de métro Jackson, où je devais prendre la ligne rouge. Après m’être un peu perdue dans les souterrains, je trouve enfin ma ligne rouge, et repars direction le nord. J’étais en effet attendue chez Alex, mon hôte pour le Couchsurfing.

Vers 11h45, avec plus d’une heure de retard, j’arrive chez Alex. Il habite à quelques minutes du stade des Cubs, l’équipe (encore plus nulle que les Pirates) de  baseball de Chicago.

Je me pose une petite demi-heure le temps qu’il finisse de se préparer, puis on choisi notre programme du jour. Il a en effet accepté de m’accompagner dans mes visites du dimanche, puisqu’il ne travaille pas. On choisi de commencer par le zoo : il est à Chicago depuis 5 semaines mais n’a jamais mis les pieds au zoo.

Juste à côté du zoo, il y a un jardin d’hiver gratuit. On commence donc par y faire un petit tour. Puis direction le zoo. Même si de nombreux animaux étaient aux abonnés absents, on s’est bien amusé. On a vu des lions, des ours, dont un qui avait la langue pendante suite à une opération de la machoire, des je-ne-sais-quoi trop mignons qui nous regardaient avec leurs yeux trop choupi-kawaii, un rhinocéros, des abeilles, etc… On a beaucoup parlé, de nos vies et de pleins de trucs, et j’avais l’impression de retrouver un vieil ami avec qui c’est si facile de parler.

Après le zoo, je l’ai supplié pour qu’on aille se poser sur la plage de North Avenue. J’étais crevée et j’avais besoin de faire un break. Après être restés une petite demi-heure face à la mer au lac Michigan, on a réussi à bouger nos fesses et on est partis direction le Magnificent Mile. C’est une avenue que les américains comparent aux Champs Elysées. Mouhaha, qu’ils sont drôles. En fait, je crois qu’ils pensent que c’est pareil à cause des nombreuses boutiques, dont certaines de luxes. Puis on se dirige vers un cinéma AMC. Alex m’avait supplié d’aller voir Harry Potter 6 avec lui, parce que personne d’autre ne voulait y aller. Je l’avais déjà vu, mais ayant loupé la moitié du film à cause de l’accent british que j’avais du mal à comprendre au début. Alex était tout content que j’ai accepté. En chemin, on est passé devant le bâtiment de la Tribune de Chicago, qui a la particularité d’avoir des bouts de pierres de différents édifices dans le monde. On a cherché la France, qu’on a trouvé avec un bout du palais du Luxembourg. Heum, ok… Alex, qui est diplômé de Yale, a fièrement posé devant la pierre de son université.

Après le film, on a fait un saut par Subway pour s’acheter un sandwich, puis direction la maison de mon hôte. Après avoir avalé nos sandwichs, je me suis calée sur le canapé pour lire, lui sur son ordi, et vers 22h30-23heures je suis allée me coucher, totalement vannée.

Et je viens de me rappeler que durant la nuit, en plein somnambulisme, je me suis mise à crier “QUOI ? MAIS QUOI ENFIN ?????????” à tue-tête à des voix imaginaires qui n’arrêtaient pas de m’appeler en pleurant. J’ai oublié de demander à Alex s’il m’avait entendu, et j’espère que non, sinon il a dû penser que j’étais timbrée…

Chef, chef, on l’a encore perdue !

Quoi, encore ? Mais c’est pas vraiiiiii… (faut lire le titre pour comprendre)

Je savais que trainer de blog en blog, c’est mal, pour moi. J’en avais déjà fait l’amère expérience en mai. Du coup, j’avais pris une ferme décision : tu ne penses pas à l’avenir right now, tu penses à ton année au Zétazunis, on verra pour le reste plus tard.

Jusqu’à présent, je m’y tenais. Enfin, non, chaque jour, chaque soir, chaque fois que j’avais une seconde pour penser, je me poser les éternelles questions “veux-je vraiment partir en Australie ?” “et les études dans tout ça ?” “est-ce que j’ai bien mis l’adoucissant dans la machine de linge?”

Mais je faisais un effort et je restais loin des blogs et autres sites internet. J’étais brave, j’étais forte, j’étais motivée. J’étais naïïïïve !

Qui aurait imaginé que Xiti, mon compteur de visites, me trahirais si honteusement, après seulement 3 jours de mise en service ? Hein, qui ? Soupir…

Y’a un truc que j’aime, chez Xiti, c’est qu’en plus de me dire que vous êtes entre 15 et 20 lecteurs (whouhou…) chaque jour, il me dit aussi d’où vous venez : si vous êtes arrivés ici en tapant l’adresse (bande de brutes !), si vous êtes arrivés grâce à un lien sur un autre site (et du coup je passe remercier ces personnes), ou si vous êtes arrivés grâce à une recherche internet. C’est cette dernière partie que j’aime. Parce que des fois, on se demande vraiment comment votre recherche vous a mené ici.

Aujourd’hui, j’ai vu dans les recherches une requête un peu bizarre : “recit dortoir et douches mixtes” (glissée au milieu de “aéroport de new jersey terminal a et c” ou encore “qu’est-ce qu’il faut amener pour fille au pair” – pôle position sur Google pour celui-ci, whouhou !). Comme j’ai du temps à perdre, j’aime vérifier quelle est ma position sur Google en tapant les différentes requêtes.

Le coup des dortoirs et douches mixte, j’ai pas trouvé. Je n’apparais nulle part sur Google, ou alors j’ai loupé mon blog. Du coup, je sais pas bien comment le gars a pu arriver ici. Oui, j’imagines que c’est un gars, probablement un pervers vu la nature de la question…

BREF ! Je cherchais donc mon blog, survolant rapidement les différentes adresses proposées par Google, zappant tout ce qui n’était pas mon blog. Et soudain, sans raison particulière, mes yeux s’arrêtent sur un site. THE site qui m’a pourri ma soirée. Sur ce site, 20 questions concernant le tour du monde. Du coup, je remonte un peu à la source, et découvres le blog d’une fille de 25 ans qui est partie seule en tour du monde pendant 7 mois. Et rien que les préparatifs me font rêver. Les préparatifs ! Mais je me refreine et m’interdit de lire ses carnets de voyage… pour le moment.

Puis je me questionne : combien il faut, exactement, pour faire un tour du monde ? Hop hop hop, d’autres recherches sur internet. La sentence tombe : entre 10 000 et 15 000€ en moyenne. Outch. En admettant, je dis bien en admettant, que ma seule perspective d’emploi sans autre diplôme que le bac, c’est caissière à Leclerc, je me ferais quoi, 1 000€ par mois ? Soit au moins un an et demi de travail pour financer mon voyage…

Si vous saviez tout ce qui s’est passé dans ma tête, entre 22 heures et minuit… Des certitudes : si je vais un tour du monde, je commence par l’Afrique sans hésiter. Et je ne visite rien en Europe : pour ça, je ferais un autre voyage avec le billet de train pour toute l’Europe, plus tard. Et je laisse de côté l’Australie, la Nouvelle-Zélande et ce qui peut se trouver à côté, qui se feront lors d’un autre voyage. Et des incertitudes : partir seule ou accompagnée ? Aller où ? Combien de temps ? C’est pas trop dangereux ?

Je n’arrive plus à suivre ce qu’il se passe dans mon cerveau. Comme dit précédemment, je penses systématiquement à l’avenir. J’y peux rien, c’est comme ça. Et je flippe, beaucoup plus que vous ne l’imaginez. Et il ne se passe pas une heure sans que je m’inquiète de mes études : faudra bien les reprendre un jour, j’ai besoin d’un diplôme ; qu’est-ce que je pourrais étudier ; vais-je réussir à retourner sur les bancs de l’école ; dois-je me forcer ; si j’ai un diplôme, trouverais-je le temps de continuer à voyager ?

Et devoir répondre à la question “qu’est-ce que tu vas faire une fois de retour en France ?” tous les 2 jours quand je rencontre quelqu’un de nouveau, surtout si près de la fin, quand je leur dit que je rentre dans 3 semaines, ça aide pas…

Papa, Maman, je fais quoi ? Faut que quelqu’un m’aide, où je suis bonne pour l’internement. Jeez, que j’envie ceux qui savent parfaitement ce qu’ils veulent …

(A venir, un article bien plus drôle, ou en tout cas bien moins déprimant, sur les raisons qui font que l’anglais, ça déchire sa mère en slip. Des petits trucs que j’ai découvert ici, et qui te facilite tellement la vie et t’ouvres à un tout nouveau monde. Ouais, à ce point. A venir donc, un jour. Peut-être)


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