Archive for juin, 2009

Le jour où je me suis douchée sous les Chutes du Niagara

Ouhlala, je suis en forme, deux mises à jour d’affilée, ça ne rigole plus ! Attention ceci-dit, mon petit nougat : ne t’habitues pas trop vite à ce luxe, ça ne durera pas :)

Aujourd’hui donc, suite et fin de mon week-end au Canada. Nous nous sommes quittés lorsque nous rentrions au motel avec Natalya, complètement vannées.

On avait prévu, avec Natalya, de se lever à 9heures le lendemain matin, afin d’avoir le temps de voir les chutes du côté Canadiens. Mais comme nos batteries étaient à plat, on a perdu plus d’une demi-heure, à repousser le réveil sans arrêt… On finit par rassembler toutes nos forces et à abandonner nos couvertures qui sentaient le vieux, voire même le mort. Perso, j’étais prête en deux minutes montre en main, mais il a fallu une demi-heure à Natalya pour être prête. Pendant qu’elle se préparait, j’ai appelé Joul, pour lui expliquer notre programme du matin, et lui dire qu’on la retrouverait vers 11h30, côté américain. Je suis également partie en quête d’un Ihop, un restaurant connu de Pancakes. Je n’avais jamais essayé, et je mourrais d’envie de manger mon petit-déj là-bas. Malheureusement, ni les gérants du motel ni mon GPS n’ont pu nous aider… Vers 10h30, on quitte enfin ce motel moisi, direction les chutes du Niagara. J’étais sûre et certaine d’avoir vu un Ihop sur le chemin la veille. Après un moment, mon ventre gargouillant, on décide d’abandonner notre quête et de manger dans le premier café qui passe. Et c’est alors que je me dirigeais vers une Pancake House que je l’ai vu, là, caché derrière les arbres, à peine quelques mètres plus loin sur notre route : le Ihop (musique religieuse qui fait “aaaaaaaaaaaaaaaaaaaah” avec de la lumière qui descend sur l’enseigne du restaurant).

Malheureusement pour nous, on était pas les seules à avoir eu l’idée d’un pancake à l’Internation House Of Pancakes (Ihop) un dimanche matin. On nous annonce donc 15 minutes d’attente. On finit par être placées vers 11heures, je commande des pancakes aux fraises et aux bananes, Natalya commande je ne sais quoi avec un accompagnement de French Pancakes : des crêêêêêêpes ! On est tombées sur une serveuse pas très douée, assez âgée, qui courrait dans tous les sens, visiblement dépassée. Il était plus de 11h30, on était en retard, et notre serveuse a galéré pendant 10 minutes avec notre addition, et quand elle nous l’a apporté, on s’est rendu compte que l’addition n’était pas séparée en deux, alors qu’on lui avait demandé ainsi. Elle la reprend donc, repasse 10 minutes à régler ce problème, revient, repart. J’ouvre la pochette et me rend compte qu’elle nous a donné la même addition… Heu…. 15 minutes plus tard, on fini par sortir de là, clairement à la bourre.

On décide donc de ne passer que brièvement devant les chutes canadiennes. Alors qu’on s’approchait, j’ai balancé mon appareil à Natalya et je lui ai dit “shoooooooooot“. Elle a pris des photos comme elle a pu, mais c’était pas génial. J’ai trouvé une espèce de parking sur lequel on n’avait pas le droit de s’arrêter, mais j’ai fait ma rebelle, je me suis arrêtée, j’ai jeté Natalya hors de la voiture et je lui ai dit “shoooooooooot”. Elle est remontée en voiture, on a dit au revoir au Canada, et on s’est dirigées vers Rainbow Bridge, le pont vers les USA. Sur le pont, on avait une vue sympa sur les chutes, donc j’ai balancé mon appareil photo à Natalya et je lui ai dit … “shoooooooooot“.

Une fois la frontière passée, il a fallu retrouver Joul et son copain qui l’avait rejoint la veille, et dont j’ai oublié le nom, alors qu’on est dans la même classe d’anglais… Comme il a vécu en Jamaïque, nous l’appellerons Jimmy Cliff, ou Jimmy pour les intimes.

Joul et Jimmy étant déjà là depuis un moment, ils avaient décidé de faire un tour de bateau, le “Mist of the Maid”, qui nous emmène au pied des chutes. Comme on voulait le faire aussi, on leur a demandé de nous attendre. On a pris le premier parking venu, au pied d’une grande tour, un Visitor Center. Je paye mes $10, on fait le tour du parking, et alors que j’ai repéré une place de parking, un gars me fait signe et me demande de le suivre. Il me dit que le parking est plein, et j’ai beau lui dire qu’il y a une place dans le rang d’après, il ne m’écoute pas. Il me demande donc de me diriger vers un parking secondaire. Ma foi, je m’exécute, et je découvre que le “parking secondaire” se trouve être un coin de pelouse très bizarrement placé. Pas un parking du tout. J’arrive là, et on me dit qu’il n’y a plus de place, que je dois aller sur un parking un peu plus loin. Le gars me dit “dirigez-vous vers le gars en jaune, une roue sur le trottoir, le reste dans l’herbe”. Heu, tu rigoles là, non ? Eh bah non, arrivée là-bas, je dois en effet rouler en partie sur le trottoir, en partie dans l’herbe. C’est d’un ridicule accablant. J’arrive au parking qu’on m’a indiqué, et que vois-je ? De la boue, partout. Un champ de boue, en pente qui plus est. Avec Natalya, on est un peu dubitatives, mais le gars me fait signe d’avancer. Je flaire la mauvaise idée à 3 km mais m’exécute. Et là, pas de surprise, je patine. Le gars me dit de faire marche arrière, et de recommencer. Sans succès. Il me dit de prendre la pente d’un autre angle. Pour ça, je dois entièrement rouler sur le trottoir. Ridicule. Et encore une fois, ça ne marche pas. Je commence sérieusement à m’énerver, c’est vraiment une idée stupide, s’ils ont plus de place sur leur parking, ils arrêtent de vendre des tickets, c’est pas compliqué ! A la demande du gars en jaune, je m’entête à essayer, encore et encore. A côté de moi, de gros 4×4 passent la pente boueuse sans problème et me toisent, moi la fille qui arrive pas à passer. Je pète un câble, et je dis au mec que je vais me faire rembourser et aller dans un autre parking, qui n’est pas dans la boue, lui ! Il me répond “bah voilà, c’est ça, va te faire rembourser, qu’est-ce que tu veux que je te dise”. Ouuuuuuuuuuh punaise, me cherche pas mec, j’ai du sommeil en retard et je suis déjà assez énervée comme ça, me prend pas la têêêêêêête !

Je retourne donc au premier parking, sérieusement en boule. Je demande au mec s’il est sûr qu’il ne reste pas une seule place de libre dans ce fichue parking, et que sinon je me fais rembourser. Il me regarde un sourcil en l’air et me dit “Bah si, on en a de la place, je vois pas où est le problème”. Là, j’ai eu envie de sortir de la voiture et de lui exploser le visage contre le pare-brise. J’avais dépassé mon quota de zenitude depuis un moment. Mais je me suis contentée de continuer mon chemin sans lui dire merci ni au revoir. Ouais, faut savoir se contenir dans la vie…

On a trouvé une place de parking, et on s’est dirigée vers le Visitor Center. Là, deux mecs ont essayé de nous vendre des pass à $60 pour faire le tour des attractions en 3 heures, en bus. Non, merci. Ils ont insisté pendant de longs moments, et ne nous ont pas lâché d’une semelle. Merci, mais non merci. On veut l’autre pass, celui à $33, où on marche, mais où on prend notre temps, et qui nous fait économiser pas mal sur les 3 attractions qu’on veut faire en priorité. Après avoir appelé Joul et Jimmy, on décide donc d’acheter ce pass à $33. Ils sont déjà sur le bateau, du coup on s’assied et on fait les débiles avec les statues présentes. Il y a la statue de la liberté, passage obligé pour Natalya et moi-même. Puis nous avons rencontré nos deux amis, le clown qui faisait peur et l’astronaute. Il y avait également ce chien qui est devenu mon meilleur ami et m’a rendu toute gaga, avant que Natalya ne décide de le chevaucher. Je lui ai donc donné un cours de rodéo-sur-chien.

On fini par retrouver Joul et Jimmy et on va acheter nos pass. En gros, pour $33, on a accès à 6 attractions et on peut prendre le trolley gratuitement. Parmi ces 6 attractions se trouvent 3 que l’on veut vraiment faire : le bateau (Mist of the Maid), the Cave of the Winds et le cinéma Imax. Chacun coûtant $15 en gros, on fait déjà une économie de presque $15.

On décide de commencer par le bateau, mais pas de bol, on a manqué l’heure. Il y a un départ toutes les demi-heures, en gros. Du coup, on se dirige vers les Cave of the Winds. C’est une “attraction” qui te conduit littéralement au pied des chutes, puisque tu suis un escalier dont l’arrivée est à 3 mètres d’une partie des chutes. A l’entrée, ils nous donnent des ponchos en plastique et des sandales dont on comprendra l’utilité plus tard (quoi que…). Sexys comme jamais, surtout avec nos magnifiques sandales, on prend l’ascenseur et on arrive en bas des chutes. Rien que de là, c’est impressionnant. On bombarde de photos, on n’oublie pas les ouvriers, puis on entame notre pèlerinage. Un peu plus bas, on a une vue sympa sur le haut des escaliers, où on voit des gens sur le point de s’envoler. La terrasse supérieure porte le nom de “Hurricane Deck” : la terrasse de l’ouragan. Un nom très bien trouvé.

On continu à descendre et monter les escaliers, parfois très, très proche du courant impressionnant. L’eau est déchainée, c’est incroyable à voir. Les photos sont presque impossibles à prendre, à cause de la vapeur d’eau qui donne une vraie impression de douche. Par moments, le courant est tellement fort que l’eau passe au dessus des escaliers.
Puis on arrive en haut avec Joul, Natalya et Jimmy Cliff. Et là, on comprend pourquoi la terrasse porte ce nom. Les chutes sont tellement puissantes qu’elles créent une courant d’air vraiment violent. Avec les filles, on réalise que malgré les ponchos, on est trempées des pieds à la tête. Du coup, on se dit qu’à ce niveau là, on n’est plus à une goutte près, et on décide donc de se mettre complètement en dessous d’une partie des chutes. On se prend alors une douche au jet puissant, dont l’eau froide fait vraiment du bien. On est comme des gamines, complètement mortes de rire. On ressort de là trempées jusqu’aux os, mais tellement heureuses. Bon sang, on vient de prendre une douche sous les chutes du Niagara ! On essaie de s’extirper de nos ponchos tous collants, et on se dirige vers la sortie. On réalise alors que les gens nous regarde comme on a regardé d’autres personnes avant : on se disait, avant d’arriver en bas des chutes, que certaines personnes étaient visiblement idiotes, et vue comme elles étaient trempées, n’avaient sans doute pas utilisé le poncho. Et on comprenait pas pourquoi. Mais en fait non, même avec le poncho, l’essorage à la fin est inévitable. A la sortie, on pouvait donner nos chaussures pour envoyer en Afrique, afin de permettre aux enfants et adultes de ne pas marcher pieds-nus. J’ai été la seule à donner les miennes, les autres préférant les garder toute la journée.

On va se faire sécher au soleil en attendant le trolley qui est censé nous conduire vers le cinéma Imax. Le trolley met plus de temps que prévu à faire le chemin, on loupe la séance de cinéma. On se rabat donc sur le bateau. On nous donne un nouveau poncho, bleu cette fois-ci. Puis le bateau démarre et nous emmène juste en bas des chutes, d’abord les chutes américaines, où l’on peut voir le Cave of the Winds,  puis les chutes canadiennes, “Horseshoe Falls“, les chutes en forme de fer à cheval. Là, même si on se fait encore une fois tremper par la vapeur d’eau, je tombe sous le charme. C’est magique, le temps est parfait, c’est magnifique. Je bombarde de photos afin d’immortaliser tout ça. Si près des chutes, on se rend compte de la force de l’eau, de la rapidité des courants, c’est impressionnant. Après une petite demi-heure, le bateau nous ramène à notre point de départ. Il est 15h55, une séance de cinéma commence à 16heures. On entame alors un sprint, et on arrive dans le cinéma à 15h58, juste dans les temps. Le film racontait l’histoire des Chutes, la façon dont elles ont été découvertes, les mythes et les miracles qui s’y sont produits. C’était vraiment intéressant et à couper le souffle par moment.

Après 45 minutes, une fois le film fini, on décide que la journée s’arrêtera là. Il est presque 17heures et la journée a été forte en émotions encore une fois, et 4 heures de routes nous attendent. Natalya monte dans ma voiture, Joul monte dans celle de Jimmy Cliff. Comme j’ai un GPS, ils nous suivent pendant un moment. En parlant de GPS, sachez que demander à un GPS américain de parler français, c’est assez comique, à cause des abréviations et des noms des rues. Ainsi, le “Street” (St) se transformait en “Saint”, le “Drive” (Dr) devait “Docteur”, le “South” (S) se disait “Seconde”, et le “Road” (Rd) se prononçait ni plus ni moins “R-D”. Ajoutez à ça un accent franco-québecois aux noms américains, et vous avez des noms de rues totalement incompréhensible : Tournez à droite sur “fourte saint” = tournez à droite sur Fourth Street. Finalement, je n’écoutais même plus mon GPS et me contentait de lire les explications.

Vers 21heures, on arrive à Wexford où Joul et Jimmy récupère Natalya afin de la reconduire dans son nouveau chez elle, un peu plus au sud de Pittsburgh. Je rentre à la maison, vannée, dit “bonjourbonnenuit” à Divna et Miroslav et vais me pieuter.

J’ai vraiment adoré les chutes du Niagara, sans doute grâce au temps, qui était vraiment idéal. Il faisait ni trop chaud, ni trop froid, le ciel était magnifique, l’eau était sublime. Je suis revenue de ce week-end avec pleins de souvenirs dans la tête, des bons comme des mauvais. Mais tous font partie de l’aventure.

Des photos en vrac :

1. La salle de bain au motel – 2. La Kitchenette – 3. L’extérieur du motel. Ne vous laissez pas prendre au piège, c’était vraiment moisi – 4. Le prix de l’essence aux Etats-Unis. On n’a jamais su si cela correspondait à des dollars canadiens, et quelle était la quantité (litre, gallon, donuts) – 5. Le drapeau Canadien sur notre Bateau – 6. Moi, Natalya et Joul sur le bateau. 7 – Dans le trolley

Canada, partie 2 : Et ils vécurent heureux pour toujours

Avant de commencer ce compte rendu qui sera, je l’espère, beaucoup plus court que le précédent (mais ça doit pas être bien dur…), j’ai deux choses à dire :

La première : le gouvernement américain a fini par découvrir que je ne venais pas de cette planète, et m’a donc fait parvenir une lettre par le biais de ma banque. La bonne nouvelle, c’est qu’apparemment, les aliens sont exemptés de taxes sur les intérêts. La mauvaise, c’est que les hommes en noir risquent de se pointer bientôt en chantant “Here come the Men in Black, Galaxy defende-ers, han han, han han”. Et ils vont sûrement flasher le cerveau des D. et ils se souviendront même plus que j’existe :’( Vous comprenez que tchi à ce que je déblatère ? Jetez donc un oeil sur cette photo alors :

Reprenez votre oeil maintenant, ça fait désordre sur mon blog. Bref, vous voyez que j’ai pas fumé, ils m’ont bel et bien traité d’alien. Quand j’ai vu ça, j’étais morte de rire. J’ai fait part de mon délire à Divna et Miroslav, qui n’ont même pas sourit. Heu… c’est moi qu’ai un humour à deux balles, ou bien ?

Anyway, passons désormais à la chose numéro 2 que j’avais à vous dire, et qui est plus sérieuse.

Chose numéro 2 que j’avais à vous dire : je reçois de plus en plus de commentaires gentils à propos de mon blog, sur le fond comme sur la forme, ainsi que sur mes textes. Je dis pas ça pour me la péter, mais simplement pour remercier encore une fois toutes les personnes qui m’ont collé une banane jusqu’aux oreilles à chaque fois qu’elles m’ont dit qu’elles aimaient la façon dont j’écris, que j’ai de l’humour, et que ce que je raconte est intéressant. Y’a même quelqu’un qui a lu mon blog d’une traite parait-il, pendant les cours (haaaaaan, c’est maaaaaaal!). Et comme tout le monde connait la taille des pavés que je vous balance à chaque fois que je veux vous faire savoir que j’ai éternué, je trouve que cette action relève de l’exploit :-)
Donc encore une fois, un grand, très grand merci à toutes les personnes qui me disent ça, surtout ceux qui ne sont pas des proches. Je sais que c’est sincère, parce que ça vient parfois de personnes que je ne connais pas et à qui je n’ai donc rien demandé. Donc voilà, ces commentaires me touchent plus que vous l’imaginez, et me poussent à continuer à tenir mon blog à jour (HAHAHAHAHA ! C’te blague ! Genre je dis ça alors que je suis sur le point d’écrire sur quelque chose qui s’est passé il y a plus d’une semaine :D )

Bref, comme dirait Pépin (punaise, j’avais pas utilisé cette expression depuis des lustres!), attaquons-nous maintenant aux choses sérieuses : le Mariage au Canada !

Lorsque nous nous sommes quittés, toi et moi, mon sucre d’orge, nous venions de passer la frontière canadienne avec Natalya, en moins de 5 minutes, montre en main.

Dès qu’on a passé la frontière, on en a pris plein les yeux. Déjà, Niagara Falls (la ville), c’est un peu un mélange de NY et de Las Vegas : y’a des attractions de partout, des bâtiments chelous, des lumières, c’est vraiment bizarre et beau à la fois. Puis une fois le coeur de la ville passé, le choc, pour moi : le Canada, ça ressemble à la France. Et ça n’a rien à voir avec les Etats-Unis. En France, quand on emprunte les petites routes, en tout cas du côté de chez moi, on est encerclés par des champs. Aux Etats-Unis, en tout cas à Pittsburgh, les champs ne sont pas monnaie courante, et on est plutôt entourés de forêts. Mais là, au Canada, c’était exactement comme en France ! Des champs par-tout !

Première étape : notre motel. On était crevées, on ne crachait donc pas sur une bonne douche chaude et un lit douillet sur lequel s’allonger quelques heures avant le début du mariage, qui devait commencer à 18heures.
Sur la route, on s’est paumées malgré le GPS (ce qui prouve ainsi que je suis vraiment, mais alors vraiment pas douée sur la route…). Disons plutôt que notre GPS nous a indiqué “vous êtes arrivées” alors qu’on était en plein milieu de nulle part. Je me suis alors rendue compte qu’au lieu de lui indique “287 highway W”, j’avais indiqué “287 Highway E”. Ouais, c’est bête… Une fois ceci rectifié, nous avons trouvé notre route sans problème.

On arrive à au motel, et là, surprise : c’est franchement pas classe. Sur les photos, ça semblait tout mignon. Là, ça a plus des allures de “Psychose”. On va à l’accueil, la femme nous fait remplir un papier, prend ma carte de crédit, et alors qu’elle la passe dans la machine, nous dit :
La dame indienne de l’accueil : ça fera $77
Natalya : quoi ?! Sur le site, c’est marqué $45 pour une chambre pour deux !
La dame indienne de l’accueil : oui, mais c’est pour un seul lit . Là c’est pour une chambre avec deux lits.
Natalya : mais on veut pas deux lits, un seul nous suffit, on peut dormir ensemble !
La dame indienne de l’accueil : trop tard, c’est déjà payé.

Ouuuuuh punaise, ça commence bien… Elle nous donne la clé de notre chambre, on s’y dirige, et après avoir galéré à ouvrir la porte, on découvre une chambre vraiment moyenne, à l’allure sâle, qui pue le vieux, avec une salle de bain minuscule et une fuite quelque part dans la kitchenette. Haha. Là, notre humeur à Natalya et à moi a chuté d’un coup. $77 pour cette daube, c’était abusé ! Joul, qu’on avait laissé à Buffalo, a payé le même prix, même un peu moins cher, pour une chambre toute neuve dans un hôtel tout neuf, avec un grand écran télé…

Bref, on râle deux minutes, puis on décide que rester dans cette chambre ne servirait à rien pour l’instant. Natalya me demande donc de la conduire pour voir son ami, Javier, l’heureux futur marié.

Arrivées à la maison des beaux-parents de Javier, à moins de 5 minutes du motel, Natalya retrouve son meilleur ami qu’elle n’a pas vu depuis un paquet de temps. Séquence émotion, elle me demande de filmer tout ça. On discute un peu, puis on doit laisser les hommes s’habiller. On retourne donc au motel pour se préparer, même si on a un peu plus d’une heure devant nous. Là, je décide de prendre une douche, et découvre avec bonheur des poils inconnus dans la baignoire. Ceci dit, il y a de l’eau chaude, c’est une bonne chose. Et ce qui est bien aussi dans cette salle de bain, c’est que tu peux te brosser les dents tout en étant assis sur la cuvette des WC. Pratique quand t’es pressé…

Vers 17h30, on retourne à la maison des BPdJ (Beaux-Parents de Javier). Les invités sont déjà là pour la plupart. Natalya doit aller prendre des photos des derniers préparatifs, je vais donc m’asseoir dans le jardin.

Le mariage se fera exactement comme dans les films : une arche est dressée au milieu du jardin, toute décorée de fleurs, des chaises sont disposées en rang, des pétales de roses sont au milieu de l’allée, des musiciens sont là, et le prêtre à fait le déplacement pour l’occasion.
A 18heures, avec une ponctualité de coucou suisse portant une Rolex, les témoins et le marié arrivent, suivis par les demoiselles d’honneur, puis la mariée au bras de son papa. S’ensuit une cérémonie courte, durant laquelle ils ont même pas dit “I do”, mais “I will”. Bah alors ?!

Ils ont ensuite fait de nombreuses photos de groupe avec tous les invités, puis des photos des mariés, puis des photos de famille. A ce moment là, ils se sont rendu compte qu’ils avaient oublié la mariée, qu’ils ont fait courir pour la photo. Ha bravo !

Ils ont servi à boire, et là j’ai récupéré mon appareil photo pour montrer au monde entier que Natalya n’est qu’une ivrogne ! Tout le monde s’est ensuite dirigé vers la salle des fêtes, à deux minutes à pieds. Avec Natalya, on a un peu attendu en arrière, et j’ai pu discuter avec la mariée, Rose, qui est vraiment très très gentille et m’a traité tout le temps comme une amie de longue date. Elle était aussi très drôle et ça se voyait clairement qu’elle s’éclatait à son mariage.

A la salle des fêtes, les tables avaient été organisés avec des noms de villes mexicaines (Rose est canadienne, Javier est mexicain). Avec Natalya, on était à Cancun. Ils ont servi un repas très bon est entièrement bio (en fait, pas bio, mais je trouve plus le mot, c’était quelque chose de bien, ça commence par un “c” je crois…). Le gâteau était lui aussi très bon.

Natalya étant occupée à prendre des photos, j’ai papoté avec les personnes de ma table. S’y trouvaient 2 québécois avec qui j’ai un peu parlé français. Mais au final, on s’est tous les 3 rendu compte que l’anglais venais plus facilement à l’esprit, on galéré entre français et anglais, on a donc fini en anglais.

Pendant toute la soirée, les invités jouaient à un jeu dont le principe était de montrer à nos jeunes mariés une façon de s’embrasser, qu’ils devaient imiter. C’était marrant à voir, surtout lorsque c’était des couples âgés, certains étaient délurés, d’autres restaient courtois :-) Ils ont également projeté un diaporama sur les mariés, et avec Natalya on a pris une photo avec mon polaroïd qu’on a signé et laissé dans la boite à souvenirs dans laquelle on pouvait laisser des cartes avec ceux qu’on voulait d’écrit.

Vers 22h45, Rose a annoncé la fin de la soirée. Il n’y aura pas de danse, parce que la vraie fête aura lieu lors du deuxième mariage, au Mexique. Du coup, on a aidé à ranger, et on été de retour au motel vers 23heures. On pensait qu’on étaient pas loin des chutes, du coup on a décidé d’aller voir les illuminations nocturnes, qui finissaient à minuit.

Arrivées là-bas, on a vu les chutes allumées en blanc, mais on n’a pas pu s’arrêter. J’ai continué mon chemin afin de faire demi-tour, Natalya s’est retournée pour voir les chutes, et pouf, la lumière s’est éteinte. On a littéralement assisté à la dernière minute d’illumination… Super…

En revenant, on a décidé de s’arrêter dans une rue animée et très lumineuse. Il y avait des trucs incroyables, comme un “Moving Theater” (un cinéma où les sièges bougent), plusieurs maisons hantées (Frankenstein et Dracula, dont les crocs affûtés ont fait de Natalya et moi de nouvelles victimes), des golfs miniatures en intérieur, des bars dont la file d’attente dépassaient l’entendement, une grande roue, un Frankenstein qui mangeait un hamburger de chez Burger King, bref, c’était magique ! On n’est pas restée longtemps, puisqu’on était toutes les deux crevées et que, si proche des chutes, il faisait un peu froid. On est donc retournée à notre cher motel. Vers 1h30, je me suis donc mise au lit, et je me suis endormie avant même que ma tête ne touche l’oreiller. Il faut dire que depuis la veille où je m’étais levée à 5heures, la journée avait été forte en émotions !

Quand j’aurais le temps, je vous raconterais notre journée aux chutes du Niagara, qui était franchement bien. Il faut aussi que je vous parle de l’inconvénient d’avoir demandé à un GPS américain de parler français.

Et quand j’aurais fini avec ça, faut que je vous raconte ma journée d’aujourd’hui à Kennywood Park, un parc d’attractions (enfin, “faut”, non je suis pas obligée, mais j’ai envie, c’est tout). Et Mardi, je vais voir mon premier match de baseball, du coup faudra aussi que je vous raconte. Mais là, il est minuit passé de 2 minutes, et dès demain j’attaque une folle semaine où je dois m’occuper de 6 gamins. Si je ne me suis pas flinguée d’ici là, je pourrais profiter de ma journée du vendredi qui est férié, même pour moi, en raison du samedi 4 Juillet, fête nationale à Obama-Land. Mon premier Independance Day ! Ce jour là, je fêterais également mon 11ème moisiversaire sur le territoire américain, ce qui signifie que je serais sur le point d’attaquer mon dernier mois. Je vais pleurer sa mère…

Non, toi t’es colombienne, tu rentres pas… *

Bon, je suis tranquillement assise dehors, avec mon haut de maillot de bain, en train de faire bronzette avec ma crème solaire indice 150, pendant que les enfants sont en camps d’été. Du coup, comme je suis une fille au grand coeur, j’en profite pour vous écrire le compte rendu de mon week-end au Canada et aux Chutes du Niagara. Je vais le faire en trois parties : l’arrivée au Canada dans une première partie, le mariage dans une deuxième partie, les chutes du Niagara dans la troisième partie. Ça vous va ? Non ? Tant pis.

Ceci dit, avant de vous raconter notre périple jusqu’au Canada, je me dois de prêter serment. Levez-vous je vous prie.

Moi, Rion P., jure solennellement sur l’honneur que tous les faits relatés dans cette histoire n’ont été ni inventés, ni même enjolivés. Je jure de dire toute la vérité, rien que la vérité, je lève la main droite et dit “je l’jure”.

Cette précaution est à prendre puisque, vu ce que je vais vous raconter, vous risquez de pas me croire. Parce que, croyez-moi, notre trip jusqu’au Canada n’a pas été de tout repos…

Et avant de vraiment commencer ce compte-rendu, je vais vous poser une question qui fait un peu office de “spoiler” pour la suite de l’histoire : saviez-vous, vous, que les colombiens ont besoin d’un visa pour entrer au Canada ? Bah nous non plus…

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Samedi matin, levée bonne heure (5heures, glups) pour aller chercher Natalya et son amie colombienne (dont je n’ai jamais pu retenir le nom, mais qui ressemblé à Joul. Donc on va l’appeler Joul) à 40 minutes de chez moi. A 6 heures, je récupère Natalya, et à 7heures, après environ un million d’arrêts, on est prêtes à partir.

Mon host dad a acheté un GPS sur un coup de tête il y a un mois, mais personne ne s’en été encore servi. Ils n’avaient même pas encore ouvert la boîte. Du coup, ils m’avaient autorisé à le prendre pour ce voyage. Je réalisais quelques heures plus tard que ce fut probablement l’idée la plus brillante que je n’ai jamais eu…

Il pleuvait des cordes à Pittsburgh, et ça a continué jusqu’aux Grands Lacs, et là ça ne s’est pas calmé, et ce jusqu’au Canada. En gros, j’ai conduit pendant près de 4heures sous une pluie torrentielle. J’étais la seule à pouvoir conduire ma voiture, et 4 heures c’est assez long… Sans compter que les aires de repos, c’est franchement rare aux Etats-Unis. Sur la route, j’en ai vu 3. Une qui n’était en fait qu’un parking, une qui n’était qu’une aire de repos sans magasins et sur laquelle les filles n’ont pas voulu que je m’arrête, et l’autre qui était une aire de repos avec station essence et tout le tintouin. Celle-ci se trouvait à une heure de notre destination… Donc 3 aires de repos pour 4 heures de route, c’est franchement limite. Et au retour, ce fut la même chose.

Du coup, l’aller n’a pas été facile. Avec la pluie et la fatigue de ma courte nuit, j’avais parfois du mal à rester concentrée. Vous vous dîtes sans doute que Natalya et Joul m’ont tenu compagnie, ont fait en sorte que je reste éveillée en me parlant. Mais que nenni ! Elles se sont toutes les deux endormies moins d’une heure après notre départ…

Anyway, vers 11heures, nous voilà enfin arrivée à la frontière canadienne. On était excitées comme des puces quand on a vu le grand panneau “Canada” au dessus de la station de contrôle des papiers. Et moi je l’étais encore plus en voyant que tout était traduit en français.

Et c’est là que l’aventure commence…

On prépare nos passeports comme demandé sur un panneau, et on attend. En moyenne, un agent met 5 minutes à contrôler les papiers. C’est enfin notre tour, j’avance la voiture, donne tous nos passeports au jeune, très jeune agent, et il nous pose une série de questions : nationalités ? – française, mexicaine, colombienne (mais t’as qu’à regarder le passeport…) – d’où venez-vous ? Pittsburgh, Pennsylvania – pourquoi venez-vous au Canada ? – pour un mariage – qui se marie ? – le meilleur ami de Natalya – où ? A Fonthill, Ontario – combien de temps restez-vous ? – on repart demain – où logez-vous ? dans un motel à Fonthill, le Hipwell’s – êtes-vous déjà venues au Canada ? – non.

Le jeune homme commence alors à étudier scrupuleusement nos passeports. Après quelques minutes, je réalise que ça fait un bon moment qu’on est là. La cabine d’à côté à déjà fait passer deux voitures. On commence à rigoler avec les filles, à dire qu’il y a un problème. Puis je vois l’agent de contrôle se diriger vers la cabine d’à côté, parler à son collègue, revenir, parler dans son talkie-walkie, retourner dans la cabine d’à côté, et revenir. Puis ils nous tend nos passeports ainsi qu’un papier, et nous dit de nous diriger vers un endroit sur la droite, au bureau de l’immigration. Ça nous parait un peu étrange, parce que 95% des voitures continuent leur chemin sans s’arrêter au bureau de l’immigration… Mais bon, on garde le sourire. Il faut d’ailleurs que vous sachiez qu’avec Natalya, on a très bien vécu cette petite aventure, gardant le sourire tout le temps, riant même assez souvent. A aucun moment on n’a paniqué, ça nous passait un peu au dessus de la tête, on vivait une nouvelle aventure ! :D

Bref, on se gare sur le parking qu’on nous a indiqué, et là deux agents se pointent. On a le droit à un nouvel interrogatoire, exactement les mêmes questions, exactement dans le même ordre : nationalités ? – française, mexicaine, colombienne – d’où venez-vous ? Pittsburgh, Pennsylvania – pourquoi venez-vous au Canada ? – pour un mariage – qui se marie ? – le meilleur ami de Natalya – où ? A Fonthill, Ontario – combien de temps restez-vous ? – on repart demain – où logez-vous ? dans un motel à Fonthill, le Hipwell’s – êtes-vous déjà venues au Canada ? – non. Puis un des agents nous demande de sortir de la voiture, de laisser les clés sur le contact, d’ouvrir toutes les portes ainsi que le coffre, et d’attendre sur un banc en face. On s’éxécute, j’ai l’air un peu bête à faire le tour de la voiture pour déverrouiller toutes les portes manuellement, puisque ma voiture n’est absolument pas automatique ! Même le coffre a besoin de la clé pour s’ouvrir. Dans le coffre, les agents voient que ma valise a un cadenas et me demande de l’ouvrir. Puis je retourne à ma place et observe ce drôle de manège. 5-10 minutes plus tard, les agents viennent nous voir, nous rendent nos passeports, nous donne un papier et nous indique le bureau de l’immigration.

Arrivée là-bas, on tombe sur un autre jeune agent, qui avait l’air sympa d’un premier abord (mais c’était un leurre, on est en fait tombé sur un vrai crétin qui nous fusillait du regard dès qu’on souriait, ou à chaque question qu’on posait). Nouvel interrogatoire : nationalités ? – française, mexicaine, colombienne – d’où venez-vous ? Pittsburgh, Pennsylvania – pourquoi venez-vous au Canada ? – pour un mariage – qui se marie ? – le meilleur ami de Natalya – où ? A Fonthill, Ontario – combien de temps restez-vous ? – on repart demain – où logez-vous ? dans un motel à Fonthill, le Hipwell’s – êtes-vous déjà venues au Canada ? – non, puis il commence à étudier nos passeports, sous toutes les coutures lui aussi. Au bout d’un moment, il nous regarde et nous demande si on sait pourquoi on est là. Ha bah non, et on est bien contente que quelqu’un se décide à nous le dire. Il nous demande qui est colombienne, on pointe Joul du doigt.

L’agent :  Vous ne pouvez pas entrer au Canada mademoiselle, vous n’avez pas de visa.
Nous : PARDON ?!
L’agent : Toute personne de nationalité colombienne doit avoir un visa pour entrer au Canada.
Moi : Mais on n’a pas de visa nous non plus, et pourtant ça ne semble pas être un problème.
L’agent : Oui, mais la France et le Mexique n’en ont pas besoin.
Moi : Il doit bien y avoir une solution pour qu’elle entre au Canada. On vient de faire 4 heures de route, on ne peut pas la ramener d’où on vient. Et on ne reste que deux jours !
L’agent : Non, il n’y a aucune solution.
Moi : Alors quoi, on doit retourner aux Etats-Unis ?
L’agent : Oui, un jeune homme va venir vous chercher et vous indiquer le chemin pour repartir.

Il nous donne un papier que l’on doit donner au contrôle des papiers dans l’autre sens, pour aller aux Etats-Unis. Il nous assure qu’avec lui, on passera sans problème. HAHAHAHAHA.

Quelques minutes plus tard, un agent est en effet venu nous chercher, nous a raccompagné jusqu’à la voiture, puis nous a indiqué un panneau disant “retour aux Etats-Unis”. Oui, bon, j’aurais été capable de le trouver par moi-même le chemin, pas la peine de nous envoyer la Garde Nationale…

On fait donc demi-tour, on se dirige vers une cabine de contrôle, on donne nos passeports et notre papier magique, et on attend. Là, on a le droit à un nouveau contrôle des passeports pendant une demi-heure. Il faut savoir qu’une heure s’est déjà écoulée depuis notre premier contrôle… Pendant ce contrôle, on voit deux agents se diriger vers nous à nouveau. L’un vient me voir, me demande de couper le moteur, de descendre de la voiture, et d’attendre. Avec les filles on s’exécute. Un agent vient alors nous voir et nous demande de le suivre vers un bâtiment à 200 ou 300 mètres de là. Je demande ce que je dois faire de ma voiture, il me dit qu’un officier va s’en charger. Là je m’imagine retrouver ma voiture en pièce détachée sur le parking… On suit donc l’agent qui est aimable comme une porte de prison, et lorsque je me retourne, je vois qu’un deuxième policier ferme la marche. Soudain, j’ai l’impression de faire partie du réseau d’Al Quaïda…

On arrive au bâtiment qui se trouve être le bureau de l’immigration américain. On nous donne nos passeports et nous demande d’attendre dans une salle. Quelques minutes plus tard, une femme nous appelle. Elle a l’air très gentille, et elle l’était en effet. Détendue et détendante. Elle nous pose quelques questions, mais plus par curiosité que comme interrogatoire. Elle nous demande d’où on vient, et lorsqu’on lui dit “Pittsburgh, Pennsylvania”, elle nous sort un remarquable “tout ce chemin pour se faire jeter à l’arrivée, c’est pas cool”. M’en parles pas ! Elle nous demande notre DS-2019, un papier qu’on devait faire signer pour entrer aux Etats-Unis. Le mien est dans ma valise, dans ma voiture (bah oui, je n’étais pas censée en avoir besoin avant le lendemain…). Elle me dit alors “Si vous dites que vous l’avez, je vous crois, ne vous dérangez pas”. Ha bon ? He bien ! Elle contrôle les DS-2019 de Natalya et Joul, et celui de Joul n’est pas tamponné. Elle a en effet changé de DS-2019 à la suite d’un rematch, et il manque donc le tampon. Elle nous les aura tous fait ! Heureusement, la femme était cool, elle s’est chargée elle-même de mettre un tampon sur son papier, nous a rendu nos passeports et nous a libéré, avec un sourire qui faisait chaud au cœur.

On est alors retournée à la voiture, et on s’est mise en quête d’un Macdo. On avait en effet besoin d’une connexion internet pour trouver un hôtel pas cher à Buffalo (la dernière ville avant le Canada) pour Joul. Mon merveilleux GPS nous trouve un Macdonald’s dans un coin pas vraiment fréquentable, mais on essaye quand même. Sur les fenêtre, on ne voit aucun signe indiquant la présence d’un Wifi. Je me rend donc à la caisse et demande à une jeune fille. Elle me regarde alors comme si je parlais chinois, ignorant de quoi je parlais quand je disais “a wireless internet”. Elle va se renseigner auprès de ses collègues, qui n’ont pas l’air de mieux comprendre. Une fille me dit alors que non, il n’y a pas d’accès à Internet dans les Macdo. Cette fois, c’est moi qui les regarde bizarrement. Je leur dit que dans tous les Macdo de Pittsburgh, ainsi que dans chaque Macdo où je suis allée, il y avait un accès Wifi. réalisant qu’ils viennent de toute évidence d’une autre planète, je m’apprête à abandonner quand un jeune homme me signale que chez Dunkin Donuts, au bout de la rue, il y a une connexion wifi. Aaaaaaalleluja !

On retourne donc à la voiture, direction le bout de la rue. Là, on n’a rien trouvé, pas de Dunkin Donuts, et même mon GPS n’en voyait aucun à l’horizon. On décide donc de tenter un Starbuck. Magellan, mon GPS, nous emmène dans une zone commerciale. On trouve notre Starbuck, mais comme on est super malchanceuses, il se trouve que ce n’est qu’un Drive-Thru. En gros, il n’y a pas de salle où on peut s’asseoir, c’est un Starbuck où tu ne fais que commander depuis ta voiture. Un Drive-In quoi. Donc point de Wifi. A côté se trouve un Macdo. On en fait le tour, mais pas de signe “Wifi” ici non plus… Désespérée, on se rend à Ihop, mais devinez quoi… Pas de Wifi ! Ceci dit, un gars nous annonce que le Macdo d’à côté, celui qu’on a vérifié, a internet. On y retourne donc, et après 15 minutes de tentative, on finit par avoir internet ! Malheureusement, il faut payer. Etant la seule avec une carte de crédit, je balance $3 et on commence à chercher un hôtel pas cher. Il fallait prendre en compte le prix, la disponibilité, mais aussi l’emplacement.

On finit par trouver un Motel 6 pas trop loin des Chutes du Niagara, on y conduit Joul, je dois encore donner ma carte de crédit pour les $20 de caution (ô joie, ô bonheur), puis on repart avec Natalya. Entre temps, Joul a appelé un de ses amis, qui va venir la rejoindre après son travail. Le mec, qui n’est qu’un ami, a accepté de faire 4 heures de route pour tenir compagnie à Joul dans son hôtel. Très sympa.

On est retournées vers le Canada avec Natalya, on est arrivées au point de contrôle, on nous a tamponné nos passeports, et en 3 minutes on était de l’autre côté. J’en suis donc venue à la conclusion que voyager avec une colombienne, c’est beaucoup de soucis!

Plus on y repensais, et plus ce qu’on venait de vivre nous paraissait invraisemblable. Et pourtant, c’était vrai. Tout était vrai, je n’ai rien exagéré. J’ai peut-être même oublié certaines choses.

Donc si j’ai un conseil à vous donner, c’est de vérifier que les personnes avec qui vous partez n’ont pas besoin de Visa. Parce que, oui, c’était marrant à vivre, on l’a vécu relativement sereinement et positivement, mais le fait est que si Joul avait été le chauffeur, personne n’aurait pu rentrer aux Etats-Unis. Et ça, c’est la lose (oui, sachez le, on n’écrit pas “loose” mais “lose”. C’est comme ça, c’est tout)

La suite (le mariage et les chutes du Niagara) arriveront un peu plus tard dans la journée. Parce que si je suis libre le matin, l’après-midi mon programme est chargé : piscine avec Milica et bronzette. Dur, je sais.

* Le titre fait bien sûr référence au génialissime sketch de Maxime et à son désormais célèbre “toi t’as des baskets tu rentres pas”

C’est pour la bonne cause

Je suis tombée amoureuse du blog d’un gars de Nashville, Tennessee. Ceux qui me suivent sur Facebook ont déjà entendu parler de lui.

Il réalise des vidéos franchement bien, il est très drôle, a un vrai talent. C’est pas juste des podcast vidéos, c’est de vrais court-métrages.

Et si vous suivez un peu Facebook, vous avez peut-être déjà vu sa vidéo “25 things I hate about facebook” (c’est grâce à ça que je l’ai découvert)

La semaine dernière, il a sorti une nouvelle vidéo (en principe, c’est une vidéo par semaine, le vendredi, mais là c’était jour de fête) qui est juste énormissime : Got my Mac On with iPhone 3GS. Il s’agit en fait d’un clip musical, où on découvre donc qu’en plus d’être drôle, douée avec une caméra, bon scénariste mais aussi plutôt sexy, monsieur est également doué pour écrire des chansons, les composer, et les chanter. Mais où s’arrêtera-t-il ? Cette vidéo a fait un véritable carton, en une semaine il a atteind les 60 000 visionnages.

Aujourd’hui, dans une vidéo sur Facebook, Julian (oui, je l’appelle par son prénom, on est très intimes vous savez) a demandé une grande faveur à ses “fans” : faire un dernier buzz autour de sa vidéo.

So here we go, comme j’en avais parlé sur facebook mais pas encore ici, je vous fait découvrir ce jeune artiste qui a plus d’un tour dans sa poche.

embedded by Embedded Video

YouTube Direkt

 

 Et comme je ne suis pas vache, je vous met même les paroles en anglais, et ma traduction approximative :

I can’t believe
It’s been a year since we met at WWDC
Oh, I’ve met somebody new
But I promise it’s nothing against you

You remembered every date
Knew the best places for dinner No, it’s not your weight
Even she could be thinner
I must confess
I got my mac on with iPhone 3GS

I am amazed
How did we go so long without cut, copy, paste?
Oh, I should’ve guessed
You would have blamed all of our problems on your MMS… restrictions

Once you were much quicker
But your age has slowed you down
Plus she takes better pictures
And not to mention video and sound
I must confess
I got my mac on with iPhone 3GS

Oh but this is not goodbye
You could always be my spare
And I’d prefer that anyways
Cause I don’t have AppleCare
I must confess
I got my mac on with iPhone 3GS

 

Et la traduction :

Je n’arrive pas à croire
Que ça fait un an qu’on s’est rencontrés au WWDC (world wide developers conference)
Ooooh, j’ai rencontré quelqu’un de nouveau
Mais je te promet que ce n’est pas contre toi.
Tu te souvenais de chaque rendez-vous
Connaissais les meilleurs endroits où manger
Non, ce n’est pas ton poids
Même elle pourrait être plus fine

Oooooh, je dois l’avouer
J’ai mon “Mac on” (?) avec l’Iphone3GS

Je suis étonné
Comment avons-nous tenu si longtemps sans le couper-copier-coller
Oooooh, j’aurais dû deviner
Que tu jetterais tous nos problèmes sur les restrictions MMS (heu pas sûre là)
Ooooh, un jour tu as été bien plus rapide
Mais ton âge t’a ralenti
En plus elle prend de meilleures photos
Sans parler de la vidéo et du son !

Oooooh, je dois l’avouer
J’ai mon “Mac on” (?) avec l’Iphone3GS
Oh oh oh, oh oh oh

Oh mais ce n’est pas un aurevoir
Tu peux toujours être ma roue de secours
Et je préfère ça de toute manière
Car je n’ai pas Apple Care

Oooooh, je dois l’avouer
J’ai mon “Mac on” (?) avec l’Iphone3GS

 

Et si vous aimez et que vous comprenez l’anglais, allez sur son site, ça vaut le coup d’oeil :

http://juliansmith.tv/ 

 

C’est l’histoire d’une fille… ha mince, vous la connaissez ?


Cette photo est trompeuse : en dépit des apparences, je ne vais que très peu parler de robots…

Aujourd’hui, il était prévu qu’il pleuve. Effectivement, ça n’a pas loupé. Maksim avait un entrainement de foot ce matin, un camp d’été, et je pensais qu’ils annuleraient, parce qu’il pleuvait des chats et des chiens (traduction de l’expression “it’s raining cats and dogs”, of course. Vous avez quand même pas vraiment cru qu’il tombait des chats et des chiens du ciel, si?). Mais comme les américains sont des masochistes, l’entrainement a quand même eu lieu. Rien qu’en marchant de la voiture à l’abri en bois, j’étais trempée des pieds à la tête, même avec un parapluie. Oui, parce que la pluie Pittsburghienne, elle tombe horizontalement, et non verticalement comme toute pluie qui se respecte…

Bref, tout ça pour dire que comme il pleuvait, et qu’on le savait depuis quelques jours, on avait prévu d’aller au Science Center avec les enfants, l’après-midi. Ils ont ouvert samedi une nouvelle section, appelée “Roboworld”. On se devait donc de l’essayer !

Y’en a peut-être parmi toi qui se rappellent qu’au Science Center se trouve un élément perturbateur dans ma vie sentimentale : Kevin. Si, ma petite marmotte, rappelles-toi, j’en parlais une première fois ici, puis vous annonçait que notre histoire était morte-née ici-même.

Depuis le temps, j’avais tourné la page, chui pas du genre à pleurer pendant des mois sur un garçon… Je ne pensais plus à lui, mais j’avoue avoir pensé : je doute qu’il travaille au Science Center un mercredi aprem’, donc on devrait être pépère. Oui, parce que mon plan d’attaque, c’était de l’éviter. Puérile, je vous l’accorde, mais que celui qui n’a jamais réagi comme ça me lance la première pierre (mais aïeheu !)

Bref, nous sommes arrivés au Science Center avec les enfants ainsi que Ryan, un ami de Pavle, et sa mère. L’avantage de la présence de Mme. MèredeRyan, c’est qu’on s’est séparé, et je ne suis restée qu’avec Mici et Maksim. Comme d’hab, on se dirige d’abord vers l’Orbitron et le trempoline, et là, soulagement, il n’est pas là. Ouais, mais non en fait. Il était juste en pause, et monsieur a fait son apparition 5 minutes après notre arrivée.

A la limite, on s’en tape qu’il soit là, on a fini avec cet étage, on se faufile l’air de rien à l’étage supérieur, et on n’en parle plus…

Après un premier arrêt au premier étage, on se dirige enfin vers le deuxième étage, où se trouve “Roboworld”. Et là, qui vois-je en train d’animer un stand de création de robot ? Tu as bien deviné, mon petit ragondin : Kevin ! Donc là, je me suis dit “t’as des pouvoirs magiques ou quoi mec ? Comment t’as fait pour te transporter de l’Orbitron à Roboworld?” Maksim n’est pas intéressé par ce stand, ouf.

On a alors passé 3 heures dans “Roboworld”, c’était sympa, leur robot à l’entrée est hyper cool, il s’appelle Andy. Il y a des tas de jeux électroniques, et des jeux où tu te bats contre un robot (babyfoot, un jeu avec un palet, etc…). Il y a aussi les robots célèbres du cinéma exposés (R2-D2, C3-PO, Hall 9000, etc…), bref, un bon moment passé là-bas. Sauf qu’à un moment, un groupe d’employés du Science Center fait apparition, en pleine formation. Tu devineras jamais qui faisait partie du groupe, mon petit castor. Ha bah si, t’as deviné… Kevin….

Mais étant passée maître dans l’art de l’évitage, j’ai réussi à être là où il n’était pas, ce qui ne fut pas facile puisque Maksim semblait attiré par toutes les plateformes où se trouvait le groupe en formation…

Il est 16h30, avec les enfants on décide d’aller vite fait aux autres étages, avant la fermeture du centre. On passe devant le stand où on peut construire des robots, et là Maksim et Mici décident que finalement ils en veulent un. Pas de soucis, c’est mieux que les poissons du troisième étage. Sauf que devines quoi, mon petit ours polaire ? La formation s’était désormais dirigée vers le stand de création de robot, notamment sur la partie “encaissement des sous-sous”, puisque les robots sont payants. Donc évidemment, Kevin est là. Mais à la limite, la table est grande, il se trouve à un bout, je me met à l’autre bout. La formation se termine, seules 2 personnes restent afin de gérer le stand. Je te le donnes en mille, ma petite caille : Kevin fait partie de ces 2 personnes…

Vient le moment où je dois payer. Mon plan, puisque Kevin est of course chargé de la caisse (mais punaise, t’es partout ?), c’est de dire “hi” pour être polie, tendre mon billet, dire “thanks” et partir en courant dignement. Sauf que Mici m’annonce qu’ils viennent de fermer cette caisse, et qu’il faut qu’on aille payer en bas, à la boutique souvenir, mais qu’elle n’est pas sûre. “Tu peux demander au garçon Marion?” Heu….

Moi : Hi, est-ce qu’on peut payer ici, où il faut descendre ?
Kevin : Non, je viens de fermer la caisse, il faut aller en bas, à la boutique souvenirs.
Moi : Ok
* On se dirige vers le RDC, le robot à la main*
Kevin : Hey, il faut que vous laissiez le robot ici tant que vous n’avez pas payé.
Moi : Ha ? Heum, désolée. Mici, reviens stp.
* On se dirige vers le magasin de souvenirs, et on dit qu’on veut payer*
La vendeuse : Oui, il est où votre reçu ?
Moi : Notre quoi ?
La vendeuse : Le reçu, celui qu’ils ont dû vous donner à l’étage, pour payer…
Moi : Ils nous ont rien donné… Ok, ne bougez pas, on revient…
* Remonte à l’étage, se dirige vers le stand où ne se trouve que Kevin maintenant, qui s’apprête à nous donner notre robot*
Moi : Heu, on n’a pas pu payer, il nous faut un reçu…
Kevin : Un quoi? Ha flûte, je suis désolé, c’est la première fois que je dois faire ça, on ne m’a pas expliqué.

Moi : Y’a pas de soucis.
Kevin : Je sais pas très bien ce que je dois te donner… J’ai ce papier là *me donne un premier papier*, je pense que ça devrait faire l’affaire.
* On s’éloigne *
Kevin : Non, attend, j’ai ça aussi, je sais pas lequel est le bon…
Moi : Je vais prendre les deux, on verra bien
Mici : Marion, t’as vu, c’est marqué que pour 2 robots, c’est $10, au lieu de 12.
Moi : Oui, je sais, c’est bête j’ai déjà acheté un robot à Pavle.
Kevin : Tu as déjà acheté un robot ?
Moi : Oui, un peu plus tôt dans l’aprem.
Kevin : Dis-le à la boutique, ils te rendront peut-être $2.
Moi : C’est bon, c’est pas la peine.
Kevin : Bah quand même, c’est dommage.
* Retourne à la boutique, paye, remonte *
Kevin : ça a marché ?
Moi : Oui, le deuxième papier était le bon.
Kevin : Bien. Désolé encore.
* On s’éloigne *
Kevin : Mais à quoi il sert alors l’autre papier ?
Moi : Heu, c’est un certificat d’adoption pour le robot.
Kevin : C’est mignon :-)
* Avec les enfants, on essaye de trouver un nom au robot, à l’autre bout de la table*
Moi : Et un mélange de vos deux prénoms ? Un truc du genre “Maximi”. ça vous plait ?
Mici et Maksim : ouais, c’est cool.
Kevin : c’est sympa comme nom pour un robot :-)
Mais flûûûûûûte heu ! J’ai essayé de l’éviter comme j’ai pu, et je me suis retrouvée à taper une discut’ avec lui, la plus grande conversation qu’on ai jamais eu.

Et autant moi je suis douée pour essayer de l’éviter (cette phrase n’a aucun sens, mais vous avez compris), autant lui est un maitre Jedi dans l’art de faire comme si rien ne s’était passé, comme si je ne lui avais pas parlé la dernière fois d’une manière catastrophique qui a fait se retourner des milliers de romantiques dans leur tombe… En fait, pour toute personne extérieure, ça avait sûrement l’air d’une première rencontre banale entre un employé et une visiteuse. Mais moi, dans ma tête, je me repassais en boucle cette scène désastreuse en me demandant comment il faisait pour ne pas me rire au nez à cette seconde précise…
Ceci dit, je suis fière de moi parce que j’ai réussi à parler sans problème, l’air de rien. Sauf au moment de dire le mot “reçu”, j’ai fait genre la fille qui se rappelait pas du mot et j’ai demandé à Mici, parce qu’en anglais on dit “slip”. Et que comme j’ai un peu un humour pipicaca et que j’explose de rire dès que quelqu’un dit “prout”, forcément, je me voyais mal dire “slip” sans rire. J’avais déjà esquissé un sourire quand la femme m’a demandé où était mon “slip”, donc bon, je me suis dit que ça le foutais mal d’être morte de rire devant Kevin pour une raison que je n’aurais pas pu expliquer sans passer pour une dégénérée…

Encore une fois, cet article n’a pas beaucoup d’intérêt, si ce n’est de dire que j’avais tourné la page mais que je viens de replonger au chapitre précédent. Je ne veux aucun commentaire de la part de qui que ce soit lors de conversations “en vrai”, que ce soit sur MSN ou par Skype. C’est gênant, même à 20 ans, de parler de ses problèmes de coeur avec ses amis ou sa famille. En tout cas pour moi. En revanche, en parler sur un blog qui peut potentiellement être lu par des milliers de personnes que je ne connais ni d’Eve, ni d’Adam, ça ne me dérange pas. Et oui, c’est la vie mon petit tigre de Sibérie.

Sur ce, il est l’heure pour moi d’aller me pieuter. La journée s’est bien passée, sans trop d’anicroches avec les enfants, mais je suis quand même épuisée. Et puis on vient d’essuyer un sacré orage (qui a l’air de revenir d’ailleurs), et moi les orages ça me fait dormir… D’ailleurs, l’orage est tellement gros qu’une tornade s’est même jointe à la fête, à Pittsburgh. Sauf que des tornades, c’est franchement pas courant à Steel-City. Je sais pas si y’a des dégâts, mais les enfants étaient terrifiés…

(Ma capacité à écrire autant sur un fait totalement inintéressant me surprend moi-même…)


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