Archive for septembre, 2008

Compte-à-rebours

J-11

 

Oui, j’ai oublié de le faire les jours précédents. Mea Culpa. Mais là je vais essayer d’y penser tous les jours, ne serait-ce que pour mon frère qui s’est abonné à mon flux RSS aujourd’hui et que j’ai donc décidé de faire suer.

Tu m’as bien demandé de mettre à jour souvent, frangin… :-)

Juste pour savoir : est-ce que d’autres sont inscrits à ce flux RSS?

J’vous ai pas dit?!

En fait, j’avais dit que je garderais le secret, mais mes proches ont deviné, donc c’est pas drôle.

La raison de mon deuxième cri, deux articles en dessous, c’était que :

 

LE 11 OCTOBRE, JE VAIS SAUTER EN PARACHUTE

 

Voilà, c’est dit. Et comme j’ai hâte, tous les jours il y aura un compte-à-rebours. Et ne vous avisez pas de vous plaindre, ou je ne mettrais pas la vidéo (pour laquelle j’ai investi $60, elle a intérêt à être bien!)

J-14

¿Abla español? Même pas “une poquito”!

Hier nous sommes allés, avec Maksim, dans un joli parc national, le Morraine State Park (vous m’en direz tant!). Ce parc possède un immeeeeeeeense lac sur lequel j’ai eu l’occasion de passer à de (trop) nombreuses reprises, les maintes fois où je suis allée à Butler. A chaque fois je me disais qu’il faudrait que j’aille le voir de plus près.

Jeudi matin, nous avons donc pris cette route que je connais sur le bout de doigts maintenant, avec Maksim. Celui-ci était particulièrement bavard ce jour-là, si bien que j’ai failli le balancer par la fenêtre en cours de route.

Arrivés au parc, nous avons fait un premier tour pour voir les différentes activités qui s’offraient à nous. Il y avait entre autre une location de bateau, et je me disais qu’un petit tour de barque sur le lac, ça pourrait être sympa. Oui, sauf qu’en semaine, tout est fermé. Nous nous sommes donc contentés de l’aire de jeux à côté de l’aire de picnic, juste au bord de l’eau. Il n’y avait pas un chat, on était pépère, Maksim, moi, et le clapotis de l’eau. Le cadre était vraiment sympa, et je pense que ça doit être encore plus beau en automne, quand les arbres sont tout d’orange vêtus.

Donc avec Maksim on a fait les zouaves, on a joué avec l’eau, fait de la balançoire, fait du toboggan, creuser des trous, mais on s’est aussi couchés dans l’herbe pour se détendre un peu. On a passé un bon moment ensemble, mais une fois remontés dans la voiture, la pipelette qui sommeille au fond de lui est réapparue et m’a pas lâché jusqu’au départ pour l’école. J’étais heureuse de lui dire au revoir :-)

Le soir, j’avais rendez-vous avec Belen, une aupair d’Equateur avec qui je vais en cours d’anglais, pour aller voir un spectacle de danse et de musique africano-brézilienne. Le show commençait à 6h30 (c’était gratuit). Belen est venue me chercher à 6heures, juste après que j’ai fini de travailler. On est partie en direction de Pittsburgh où avait lieu le spectacle.

Belen n’est pas dangereuse en voiture. Loin de là. Pour ça, il faudrait qu’elle conduise vite. Et c’était vraimeeeeeent pas le cas. Il faut savoir qu’ici, personne ne respecte les limitations de vitesses. Même moi, pourtant si sage en France, je ne les respecte pas. Si bien que quand je vois un panneau “Speed Limit : 55 mph”, je pense toujours “Je peux rouler à 65 mph”. C’est systématique.

Belen, elle, respecte les limitations. Elle roule même en dessous… Donc quand une route est limitée à 35 mph, tout le monde roule à 45 mph, sauf elle qui roule à 30 mph. L’ennui, c’est que l’américain en voiture n’est pas patient de nature… Je vous laisse imaginer la scène.

Bref, un trajet qui devait durer 25-30 minutes jusqu’à Pittsburgh nous a déjà pris 40 minutes. Notre retard a été aggravé par une route bloquée pour raison de construction. Comme par hasard, c’est celle qu’on devait prendre. On s’est donc retrouvées on-ne-sait-z’où à chercher un moyen d’aller à la Chatham University où se passait le show. Belen a alors eu une idée : se diriger vers chez son amie, qui allait aussi voir le show et qui connaissait le chemin. Bien, allons-y. Il est 6H40. On se dirige vers la maison de l’amie, qu’on attend 15 minutes à une station service, avant qu’elle ne nous dise que non, elle nous attends 10 rues plus loin. On la retrouve donc tant bien que mal dans le quartier, et on la suit. Elle nous fait rouler 10 autres minutes afin d’aller récupérer une amie. Il est 7h05. On se dirige vers l’université où on galère à trouver une place. Il est 7h15. On attend les deux amies de Belen qui se remaquille pendant 10 minutes dans la voiture. Il est 7h25. On arrive dans la salle à 7h30. La troupe est alors en train de montrer quelques pas simples de capoéra à plusieurs personnes qui les ont rejointes. Puis ils commencent à jouer un air dynamique avec tam-tam, ukulele et castagnettes et demandent au public de les rejoindre. Moi, évidemment, je fonce (saurez-vous me retrouver sur cette photo?). Les autres n’ont pas voulu venir. Je me suis défoulée pendant 10 minutes sur une musique géniale, et ce fut la fin.

Nous avons donc assisté à 15 minutes de spectacle…

J’étais pas contente, parce que je l’attendais avec impatience ce show. Donc forcément, j’étais déçue.

Puis les filles ont voulu aller dans un bar. Il faut savoir qu’elles avaient entre 24 et 27 ans. Moi, du haut de mes 19 ans, j’étais le bébé. Mais surtout, j’étais alcooliquement mineure aux yeux de la loi américaine. Je préviens donc les filles qu’il y a peu de chances que je puisse entrer, et en fait moi ça me convient bien, je suis pas tellement le genre de filles à aller dans les bars.

On arrive au bar, et je montre mon permis de conduire français en guise de carte d’identité. Bah ça a tellement surpris le mec que même en lui montrant où était ma date de naissance, il m’a laissé entrer. Alors que la seconde d’avant il vérifiait scrupuleusement toutes les cartes d’identité afin de s’assurer qu’il ne s’agissait pas de fausses cartes pour mineurs. Donc sachez-le, amies aupairs françaises : si vous montrez votre permis de conduire français à l’entrée d’un bar, vous avez de fortes chances de rentrer, puisque le mec ne cherchera pas à comprendre ce que vous lui donnez. Surtout s’il fait sombre, il galèrera à lire la date de naissance, même si vous lui mettez sous les yeux en priant pour qu’il vous jette.

Dans le bar, j’ai commandé un jus d’orange, sous le regard interloqué des filles. Bah oui, je bois pas d’alcool, on m’explique le problème? Bon, l’avantage c’est que je ne l’ai pas payé (et je sais toujours pas pourquoi).

Et à partir de ce moment là, j’ai été “absorbée” par un match de football américain universitaire qui passait à la télé. C’était ça ou écouter les filles parler entre elles en espagnol. Toute la soirée elles ont parlé en espagnol, mais dans le bar ça a été l’apogée. Je me sentais un peu bête, là, à rien faire, dans un milieu que je ne côtoie pas habituellement et que je n’aime pas, avec de la musique trop forte, un vieux mec qui reluquait sans gêne la poitrine, certe proéminante et mise en valeur, de l’amie de Belen, et ce mec qui se retournait sans cesse vers nous sans même faire semblant de regarder ailleurs. Enfin, quand je dis “vers nous”, j’entends “vers les filles”. Il faut dire que je faisais vraiment tâche dans le décor : avec ma chemise blanche ample de baba cool, mon pantalon en velour vieux comme le monde, mon sac en bandoullière militaire qui semble avoir vraiment fait la guerre, sans maquillage, pas particulièrement coiffée et un verre de jus d’orange à la main, je ne faisais pas le poids face à 3 filles habillées comme des filles, maquillées, mettant leurs “qualités” en avant, parlant et riant fort pour ce faire remarquer, buvant de la bière et connaissant tout le monde dans le bar… Je les critique pas hein (même si je sais que j’en ai l’air). C’est juste que c’est vraiment pas le genre de filles avec qui j’ai l’habitude d’être. C’est même plutôt celles que j’évite.

Bon, et je suis mauvaise langue, parfois Belen me traduisait ce qu’elles disaient entre elles. Mais avec la musique trop forte, je ne comprenais rien, donc Belen a rapidement laissé tomber.

Je suis rentrée vers 10h30 à la maison, un peu déçue de la tournure qu’avait pris cette soirée. Mais j’étais malgré tout contente d’avoir pu danser un peu. Je ne suis pas une bonne danseuse, mais je n’ai pas peur de me ridiculiser, encore moins ici. Je me dis que je suis là pour profiter à fond de mon année, que dans un an tout sera derrière moi, que si je me ridiculise c’est pas grave parce que je ne reverrais certainement jamais les gens qui auront assisté à mon suicide social. Et puis quand on me met de la musique africano-brésilienne, je peux pas me retenir…

 

Photo 1: Le Morraine Park
Photo 2: Moi faisant de la balançoire
Photo 3: Un homme, un vrai!

Les caincains donnent le permis à n’importe qui de nos jours… *

Avant toute chose, permettez-moi de vous dire quelque chose :

HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !

Ce à quoi je me permet d’ajouter :

HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !

Alors, oui, je sais, vous comprenez que tchi à ce que je déblattère, pour changer. Je peux vous expliquer le premier cri. Pour le deuxième, vous allez devoir attendre deux semaines (je vous avais dit que j’étais douée niveau suspens!)

Alors, que nous vaut l’honneur du premier cri? Eh bien c’est plutôt simple : je vais avoir un permis américain (move tes fesses cocotte!). Pourquoi je suis si contente pour un simple permis? Hahaha. Bande de naïfs… Faut que je vous explique un peu mes péripéties avec ce permis, vous comprendrez alors beaucoup mieux la “joie” qui m’envahie.

Le permis américain, c’est quelque chose que je rêêêêêêêvais d’avoir. Raison n°1 : c’est grave la classe. Raison n°2 : c’est évidemment grave la classe.

Ainsi, il y a de ça un mois je crois, je me suis dirigée, toute guillerette et connaissant le code de la route Pennsylvanien sur le bout de mes doigts bouffis, vers le ”Driver Licence Center” le plus proche. Là, je me baggare avec un type parce que je comprends rien du tout à ce qu’il me raconte (est-ce que tous les américains sont frappés d’un syndrôme du marmonnage?), puis me dirige vers “le bureau 5″. Après avoir fait la queue et préparé mentalement les phrases que j’allais sortir au monsieur responsable des permis, je m’assieds au bureau du-dit monsieur, lui dit tout simplement que je veux passer le permis et lui fait mon plus beau sourire. “Oui, bien sûr, passez-moi votre feuille dûment remplie”. Pardon? Ma quoi? Hahaha. Cette feuille qu’à en partie remplie Divna (qui a, pour l’occasion, revêtu le costume de mon medecin traitant. Le mec est pas censé savoir que Divna est pédiatre, après tout) pour dire que j’étais apte à la conduite. Ce truc…

Bon, là évidemment, je me suis sentie un peu stupide, je suis retournée fissa à la table pour remplir la partie nécessaire (où j’ai d’ailleurs bloqué au niveau de la taille. Combien je fais de “inches” moi?). Après tout ça, je refais bien sûr la queue et reviens, avec un sourire toujours aussi français, au bureau du monsieur. Il prend ma feuille et me dit “Bien, maintenant j’aurais besoin de votre DS-2019″. Pardon? Mon quoi? Hahaha. Cette petite feuille qui m’attend bien sagement dans ma chambre, dans la pochette avec tous les papiers méga importants que je dois toujours avoir sur moi en cas de démarche administrative? Bien bien bien…

Je retourne donc à la maison (à 20 minutes de là…) prends mes papiers, retourne au Driver License Center. Là, je snob complètement le gars frappé du syndrome du marmonnage à l’entrée et me dirige vers le bureau 5. Je vérifie mentalement que j’ai tous les papiers, je me repasse le code de la route dans la tête, et me rassieds, pour la troisième fois, au bureau du type. Je lui donne tous mes papiers et là, monsieur me sort “Ah bah ça va pas être possible. Votre visa se termine dans 11 mois à partir d’aujourd’hui, il faut que vous restiez au moins un an pour passer le permis.” Pardon? Quoi? Hahaha. Le gars me tend donc mes papiers avant de balancer un “au suivant” qui veut clairement dire “bouges tes fesses de ma chaise, espèce de française!”.

Je me laisse pas abattre, et quelques jours plus tard je me rends dans un autre DL Center, à 45 minutes de chez moi cette fois-ci. Là-bas, ça a été beaucoup plus rapide : après lui avoir expliqué la situation, le mec m’a juste dit “Non, pas possible, au revoir”. Bieeeeeeen… Je suis donc repartie énervée, sans compter que j’étais arrivée là par mes propres moyens (Google Map ayant pas assuré sur ce coup là, mettant à rude épreuve mon sens de l’orientation toujours un peu fragile) et que j’ai galéré à repartir. J’avais une heure pour retourner à la maison avant que les enfants ne rentrent de l’école, et le trajet durait donc 45 minutes, en imaginant que je retrouve mon chemin, ce que je n’ai pas réussi à faire tout de suite (bon sang, si vous voyiez les routes américaines…)

Pourtant, j’ai pas laissé tomber, et prête à tout pour avoir ce permis, j’ai décidé de sacrifier mon permis français. En effet, il est possible d’échanger son permis français contre un permis américain.

Samedi matin, après avoir eu la confirmation par mon papounet que je pourrais récupérer mon permis français à mon retour, je me dirige donc vers le premier DL Center. La réponse ne se fait pas attendre : ce centre n’effectue plus les échanges de permis. RAH MAIS BON SANG, TOI, TON SYNDROME DE MARMONNAGE ET CE CENTRE A LA NOIX, VOUS COMMENCEZ A MON POMPER L’AIR !!!!

Je repars donc de ce centre (où je ne mettrais plus jamais les pieds) et vais retrouver Divna, qui m’annonce qu’elle aussi avait eu la poisse pour son permis : 10 mois avant de passer le test… Merci Divna, me voilà rassurée…

Je n’ai pas baissé les bras pour autant, et lundi matin je me suis donc rendue à Butler, le centre à 45 minutes de chez moi. Et là, puisque c’est clair que j’ai la chkoumoun, je vois un superbe petit panneau “sorry, we’re close”. Je suis tombée sur le seul endroit aux USA qui est fermé un lundi. RAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH! 45 minutes de route, lecture d’un panneau, re-45 minutes de route. Le bonheur. 

J’y suis donc retournée hier (mardi) avec Maksim cette fois-ci (il était puni et a donc dû m’accompagner faire des trucs barbants plutôt que d’aller au YMCA). Je lui ai expliqué que ces crétins de “fonctionnaires” ricains ne voulaient pas me donner ce permis et qu’il allait donc devoir croiser les doigts pour moi. Un mec nous accueille et je lui explique ma situation. Ce à quoi il répond “Oui, bien sûr, donnez-moi votre permis de conduire français, votre passeport, votre DS-2019 et 2 preuves de domicile”. Quoi, c’est tout?

Je lui ai donc tout donné, il était sur le point de lancer la manipulation quand il a eu un doute, et a donc appelé son boss. Après de très loooooongues minutes au téléphone, il me dit qu’y'a un problème. Bah voyons, comme si j’étais surprise. En effet : pour les visa J-1, il y a une période “de grâce” de 10 mois au lieu de 12. Je suis encore dans cette période jusqu’au 4 octobre. Le problème : le temps qu’il envoie tous les papiers et mon permis en France, qu’ils soient renvoyés, que ça passe par deux administrations différentes (française et américaine), le 4 octobre sera sans doute dépassé. Et c’est là que le mec me sort : “vous voulez passer le test maintenant? Vous avez le temps?”. Pardon? Le quoi? Hahaha.

Donc évidemment, j’ai répondu “oui, je le veux”. Je me suis installée à l’ordinateur, j’ai répondu aux questions comme j’ai pu, je devais avoir 15 bonnes réponses sur 18, j’en ai eu 15 tout pile, et voilà : en deux temps trois mouvements j’avais mon code et mon permis provisoire. Le mieux, c’est qu’à la fin, cet homme à qui j’aurais pu déclarer mon amour malgré sa cinquantaine bien tassée et sa calvitie, cet homme qui connaissait son boulot, m’a dit “Merci beaucoup, vraiment, pour votre patience”. Vous y croyez vous? Oui, d’accord, j’ai passé une heure avec lui en tout, mais c’est pas lui qui doit me remercier !

Donc voilà, j’ai pris rendez-vous pour le test de conduite, ça sera mercredi prochain. Divna va même me prêter sa voiture parce qu’elle est plus simple pour les créneaux. ça sera en effet ma première épreuve. Ce à quoi Divna a répondu “Nan, sérieusement, qui fait des créneaux aux USA? Je suis même pas sûre qu’il y ait des places de parking comme ça ici…”

 

Fin de l’histoire. Et pour le deuxième cri, vous devrez attendre le 11 octobre mes amis. Le 11 octobre. Et pas la peine de me cuisiner, je ne dirais rien. Et si quelqu’un sait, qu’il se taise. Je peux devenir trèèèèèès méchante quand je le veux, même à distance!

Photo : moi, au volant de ma voiture. Oui, cette photo a été prise dans le garage. C’était pour les besoins de l’article, ok?

* Paroles que nous devons à mon frère, Clément.

50 quarter dollars

Pour des raisons de flemmingite aigüe, merci de vous diriger vers la page “50 Quarter Dollar” dans la bannière pour voir les mises à jour.


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