Archive for the ‘Voyages’ Category

Mon guide : les villes que j’ai vu et dont je parle

Voici une liste des villes que j’ai visitées et dont je vous propose mon “guide de voyage”, avec un lien vers chaque article. Les articles viendront au fur et à mesure, parce que ça va être long à écrire. Si vous avez besoin d’informations nécessaires, n’hésitez surtout pas à me contacter, par commentaire ou par mail, notamment grâce au formulaire de contact.

Je mettrais également en lien, dans chaque article, les articles que j’ai précédemment écrit, juste après mes visites. Ça pourra vous apporter des informations supplémentaires ou plus approfondies, des petites anecdotes, etc… Vous pourrez également en profiter pour revoir les photos.

- Boston
- Chicago
- Death Valley
- DisneyWorld Orlando
- Grand Canyon
- Hawaii
- Las Vegas
- Les Chutes du Niagara
- Los Angeles
- New York
- La Nouvelle Orléans
- Philadelphie
- San Francisco
- Washington

Samedi 10 et Dimanche 11 : nos derniers jours aux USA

N’oubliez pas de lire d’abord le jour 1, jour 2, jour 3, jour 4, jour 5, jour 6, jour 7 et 8, jour 9, jour 10, jour 11, jour 12, jour 13 partie 1 et partie 2jour 14, jour 15 jour 16, jour 17, jour 18, jour 19, jour 20 et jour 21 de notre road-trip.


Notre dernier jour à proprement parlé sur le territoire américain n’était pas trop chargé. Au programme : Alamo Square, puis la Sillicon Valley pour y voir les locaux de Google et Apple, à la demande Clément, mon geek de frère.

Le matin, on a donc rendu les clés de notre chambre à l’hôtel, puis Clément et Nathalie sont partis en quête d’une voiture de location pendant que moi je surveillais les affaires. Jusqu’à présent, on avait réservé à l’avance toutes nos voitures, mais il n’était pas prévu qu’on en utilise une après notre arrivée à SF. On était loin de s’imaginer dans quel binns on s’était lancés !

Il y avait une agence de location de voiture juste en face de l’hôtel. Clem et Nathalie y sont donc allés y faire un tour, et après… je sais pas, une heure ? Ils sont revenus, bredouille. On venait de les informer qu’il n’y avait aucune voiture de libre. N’écoutant que leur courage, ils sont allés dans une autre agence, plus loin dans la ville, où on leur avait garantie qu’il restait des voitures, pendant que moi j’attendais toujours. J’ai attendu un bon moment, puis ils sont arrivés, victorieux, et m’ont raconté l’énorme coup de bol qu’ils venaient d’avoir : ils étaient au guichet où on venait de leur apprendre qu’il n’y avait aucune voiture de dispo. Ils s’apprêtaient à partir, résignés, quand des clients de l’agence de location les ont appelé : il y avait eu une erreur dans leur réservation, l’agence avait mis 2 voitures de côté, alors qu’il ne leur en fallait qu’une seule. Il a suffit de changer le nom sur le contrat, et paf, ça a fait des Chocapic !

On a donc chargé la mule, puis on est partis vers Alamo Square.

On a fait quelques photos rapides, puis on est partis en direction de la Silicon Valley. On a d’abord fait un arrêt à l’Infinite Loop, le fief d’Apple. On pensait pouvoir visiter la boutique, Clément était tout content, mais non : c’était fermé le samedi ! Ha bravo !

On a continué en direction du Googleplex. Là, Clément a voulu prendre une photo devant un panneau “Google”, sauf qu’un gars de la sécurité est venu à notre rencontre, nous demandant de partir. On n’a pas insisté, il y avait des tas d’autres panneaux ailleurs. On est remontés en voiture, et là on a vu que le gars de la sécurité nous suivait ! On a réussi à le semer, mais Clément n’a pas pu avoir sa photo.

En rentrant, on a fait plusieurs arrêts dans des magasins, notamment chez Ross je crois, un magasin qui vend des habits et pleins de trucs vraiment pas cher. Clément y a trouvé une petite valise de cabine qui l’a rendu tout content pour la soirée.

Puis on a décidé d’aller manger, on s’est donc tout naturellement arrêtés chez Ihop (International House of Pancakes) pour notre repas du soir. Et en fait, comme ils servent le petit-déj’ à n’importe quelle heure, on en a profité. Tournée de pancake et de crêpes !

On est allés à l’hôtel qu’on avait réservé, près de l’aéroport, où j’ai offert son cadeau d’anniversaire à Clément : il fêtait ses 24 ans le lendemain. Je lui avais acheté un T-shirt un peu spécial à Las Vegas : un T-shirt qui s’allume avec le bruit. Avec le logo d’Apple dessus, bien sûr. Clément l’avait vu à LV et avait craqué dessus, mais à $40 le T-shirt, il avait décidé de ne pas le prendre. Le lendemain, pendant qu’il achetait des mouchoirs au CVS d’à côté, Nathalie et moi nous sommes glissées dans la foule et avons mené une action commando afin d’acheter le T-shirt sans qu’il le sache.

Puis on est allés se coucher, conscient que le lendemain, on devrait se lever tôt.

Le lendemain, après un petit déjeuner un peu moyen à l’hôtel, on est partis en direction de l’aéroport. On était assis en classe Eco Plus, ou je ne sais quoi : c’est entre la Classe Eco et la Business. Le prix d’une classe éco, le confort en plus. Nos fauteuils étaient confortable, on avait une télé individuelle contrairement à l’aller, et des télécommandes détachables. On a décollé à je-sais-plus-quelle-heure, on a fait une escale à Genève il me semble, plus on est arrivés à Lyon, où mes parents nous attendaient.

Je pense que Clément et Nathalie seront d’accord avec moi, ces vacances étaient extra. On ne s’est pas beaucoup reposés, c’est certain, mais on en a pris plein les yeux. On s’est vraiment amusé, on a profité de chaque moment, on s’est fait plaisir.

Voilà qui cloture ce compte-rendu un peu long, mais 3 semaines, ça ne peut pas se résumer en 5 lignes. Prochainement, je ferais un récapitulatif des choses qu’on a fait dans chaque ville, avec les bons plans, les adresses qui pourraient vous êtres utiles, etc… Un mini guide de voyage, en gros.

Sur ce, je vous souhaite un très bon réveillon et une très bonne année. Que 2010 soit l’année de la réalisation de vos rêves. Je sais que pour les futures aupairs qui me lisent, ça sera le cas :-)

A très vite !

Vendredi 9 : le jour où on a vu le Golden Gate.

N’oubliez pas de lire d’abord le jour 1, jour 2, jour 3, jour 4, jour 5, jour 6, jour 7 et 8, jour 9, jour 10, jour 11, jour 12, jour 13 partie 1 et partie 2jour 14, jour 15 jour 16, jour 17, jour 18, jour 19 et jour 20 de notre road-trip.


Aujourd’hui, le programme était vague : on avait prévu d’aller au Golden Gate, mais que faire d’autre ? A l’hôtel, on avait découvert de la pub pour l’Exploratorium, un genre de Science Center. Comme on avait rien de prévu, on y est allés, après une grasse mat’. On y a passé un bon bout de temps, s’amusant comme des enfants avec les expériences. L’Exploratorium se trouvait en plus au milieu d’un très joli parc.

On y a mangé un bout, puis on est partis en direction du Golden Gate. Oui, mais comment ? Y’avait un bus, quelque part, mais on ne savait pas exactement où. On a finalement opté pour la solution la plus simple : nos pieds. A vue de nez, il y avait environ 2 km, ce qui n’était pas la mort. Sauf que…. bah on se les caillait sévère ! Et que le chemin qu’on a pris, c’était juste au bord de la mer. Ceci dit, la ballade était agréable, on a pu voir le ballet des goëlands qui plongeaient en pique dans l’eau pour attraper des poissons, et on a même aperçu des otaries.

Quand on est arrivés aux pieds du Golden Gate, on a pris quelques photos, et on a décidé d’un commun accord que non, on ne traverserait pas le pont comme c’était prévu. Avec le froid et la fatigue des 3 semaines accumulées, je dois dire que j’en avais un peu marre. On a vu le pont, on peut rentrer maintenant ??

Comme on avait super froid, on a voulu aller boire un chocolat chaud au café juste à côté. J’en rêvais. Manque de bol, le café avait fermé une demi-heure plus tôt, et nous on l’avait dans le baba. Epuisés, on a décidé de rentrer à la maison. Mais, encore une fois, on fait comment ? On a demandé à une femme qui faisait son jogging de nous aider. Elle n’était pas du coin, mais nous a envoyé vers un arrêt de bus qu’elle avait vu, tout en haut de la colline. Et 12 500 marches à monter en plus… Arrivés là haut, on a un peu tourné en rond, sans trouver notre arrêt de bus. Il y avait un embouteillage, et on a vu un bus arriver, mais il allait dans la direction opposée. On lui a demandé de l’aide, il nous a dit de monter, qu’il faisait une boucle. Ça serait plus long, mais au moins on serait au chaud. Une jeune fille dans le bus nous a indiqué à quel endroit descendre, puis où se trouvait l’arrêt de bus pour notre correspondance, sans qu’on ne lui demande rien. C’était gentil. A l’autre arrêt de bus, on mourrait de froid, et on a eu des tas de faux espoirs en voyant des bus arriver… mais ne pas s’arrêter ! On a finalement réussi à rentrer, crevés.

Jeudi 8 : le jour où on a fait Alcatraz by night (brrrrr!)

Nous sommes le 31 Décembre 2009, l’année se termine dans quelques heures, et je ne veux pas me trainer ce compte-rendu de road-trip sur une autre année. Finissons-en.

N’oubliez pas de lire d’abord le jour 1, jour 2, jour 3, jour 4, jour 5, jour 6, jour 7 et 8, jour 9, jour 10, jour 11, jour 12, jour 13 partie 1 et partie 2jour 14, jour 15 jour 16, jour 17 jour 18 et jour 19 de notre road-trip.

Jeudi matin, on s’est levés relativement de bonne heure, il me semble, afin d’avoir le temps de faire tout ce qui était prévu. Vêtu aussi chaudement qu’on a pu (c’est à dire uniquement avec des sweat, puisqu’on ne pensait pas avoir besoin de manteau d’hiver en octobre, en Californie…), on est donc partis, à pieds, en direction tout d’abord de Grace Cathedral. Le “à pieds” est assez important, parce qu’il ne faut pas oublier qu’on est à San Francisco, la ville aux pentes très … pentues ! On s’est lancés plein d’entrain dans l’ascension du Mont Everest de la rue, et en deux minutes on était sur les rotules. C’est que ça grimpe !! Malgré nos nombreux essais, on n’a jamais réussi à reproduire en photo l’inclinaison des rues, donc vous n’aurez qu’à me croire sur paroles, parce que je vous ai rarement menti.

On est arrivés à la Cathédrale, assez jolie, et on a bien sûr parcouru le “labyrinthe sacré”. C’est un parcours dessiné sur le sol, que l’on est censé parcourir en priant, et qui doit donc nous apporter la paix spirituelle. Bon, nous on l’a parcouru tout court, mais c’était marrant.

On a continué avec le musée des Cable Cars, gratuit. C’était bruyant, mais intéressant, car on y voyait les câbles en action. On a aussi pu apprendre plusieurs choses sur le fonctionnement des Cable Cars, les réparations à effectuer, etc… C’était sympa, vraiment.

En parlant de Cable Car, on en a ensuite pris un pour aller vers Chinatown. C’était cool, Clément était tout content d’être sur les marches. On avait pris un pass pour 3 jours, afin de monter et descendre comme on voulait, on l’a vite rentabilisé. On a fait un tour rapide dans Chinatown, avant de se diriger vers Lombard Street.

Comme on est vraiment des blaireaux quand on veut, on a pris le mauvais Cable Car. Sachez qu’il y a deux Cable Cars qui s’arrêtent à Lombard Street : l’un s’arrête en bas, l’autre en haut. Bien sûr, nous on s’est arrêtés à celui situé en bas de la rue. Pouin pouin pouin pouiiiiiiin…. Quand on a découvert ça, j’ai un peu eu envie de me pendre… Pour ceux qui ne connaissent pas, Lombard Street c’est la rue la plus sinueuse des Etats-Unis. Elle était tout en zig et en zag, pour la simple et bonne raison que si elle allait tout droit, elle serait beaucoup trop pentue, et ça serait dangereux. Monter cette rue en elle-même, ce n’est pas le pire, puisqu’ils ont mis des marches, ça passe assez bien. En revanche, la rue qu’il faut escalader depuis l’arrêt de cable car, là, c’est une autre histoire.

Bref, on s’est pris une suée sur ce coup-là. Histoire d’enfoncer plus le clou, lorsque je suis arrivée en haut, à bout de souffle, un cable car est lui aussi arrivé, avec à son bord des touristes qui n’étaient pas haletants comme moi. Je leur ai lancé un regard mauvais que personne n’a vu, apparemment. Je hais les touristes plus intelligents que nous !
On est restés un moment en haut de cette rue, à prendre des photos sous tous les angles.

Puis on a décidé de se rendre à Fisherman’s Wharf, au bord de l’eau, afin d’y manger un bout. On a donc attendu le cable car. On a attendu, attendu, attendu…. Et encore attendu. On est restés sacrément longtemps, comme des quiches, à attendre un cable car qui n’est jamais venu… Durant cette attente, on a eu le temps de faire environ 5 arrêts cardiaques et de se déchirer 7 fois les tympans, à cause d’avions de chasse en pleine démonstration, qui volaient en rase-motte au dessus des maisons. Ils passaient super près et faisaient beaucoup de bruit, faisant parfois trembler les murs. Si tout le monde n’avait pas été aussi calme, on aurait pu croire qu’on était en pleine guerre. L’un des avions est passé au dessus de Lombard Street, à seulement quelques mètres du sol.
Désespérés, comprenant que la poisse nous collait à la peau et que le Cable Car ne viendrait pas, on a pris la décision de tout descendre à pieds. On n’est jamais mieux servis que par soi-même. Sauf qu’on avait faim, surtout moi. Le chemin a semblé durer une éternité. Puis on est arrivés dans la rue principale, qui grouillait de magasins. Notre but était de filer directement au Subway pour s’avaler un sandwich. Mais en passant, on a vu un magasin qui vendait pleins de sweats, T-shirts, casquettes… pas chers. On a tellement apprécié ce magasin qu’on s’est dit qu’on partagerais notre découverte. Sauf que le magasin n’avait pas de nom, pas de carte de visite, pas de numéro de rue, rien… On a donc pris une photo, en espérant que ça vous aide si vous devez y aller.

Bref, Nathalie et Clément se sont fait plaisir avec des sweats, puis on est allés manger. On a ensuite fait un tour sur le port, tels des touristes. On a pris une glace chez Ben et Jerry’s, et comme on ne savait pas trop quoi faire, Clément nous a trainé à l’aquarium. C’était sympa, on s’est bien amusés.

On a continué en se balladant sur le ponton en bois, au milieu des boutiques. C’était mignon comme tout. Dans une boutique de T-shirts et sweats, j’ai trouvé mon bonheur, un sweat orange bien visible, avec marqué “I ♥ SF”. Oui, bon, ça va, je suis une touriste après tout !

On a fait un passage obligé par les otaries amassées dans le port, au grand damne de Clément qui a cru mourir à cause de l’odeur. C’est en apnée sous son sweat qu’il a pris quelques photos avant d’aller se réfugier dans un endroit qui sentait pas le vieux poisson avarié, pendant que moi je prenais des milliards d’autres photos en m’écriant “comme c’est meugnooooon!!”

Puis on s’est rendu au lieu d’embarquement pour aller à Alcatraz, vers 19h30. Comme on était un peu en avance, on est allés se réchauffer au café d’à côté, puis on s’est mis dans la file. Là, on se les pelait un peu, quand même. Du coup, on a étrenné nos achats, enfilant nos nouveaux sweats sur ceux qu’on portait déjà. Monsieur Bibendum Style. Au moins, on avait chaud. Après plusieurs dizaines de minutes, on est montés à bord du bateau. La nuit tombait déjà quand on a approché Alcatraz.

On a mis le pied à terre et on s’est dirigés vers la première salle où on nous distribuait les casques de guide audio. Puis on a commencé notre visite de la prison, de nuit. Ambiance glauque garantie !
Le guide audio était en français. Derrière, en fond sonore, on entendait les bruits de tous les jours à la prison : les prisonniers qui chantent fort et mal, qui tapaient sur les barreaux, qui appelaient les gardiens, les insultaient, etc… Histoire de rajouter un peu de glauquitude à la chose, en somme. Nos guides étaient d’anciens détenus ou d’anciens gardiens de la prison, rendant les témoignages plus touchant. Des photos ainsi que des mises en scènes dans les cellules rendaient la visite encore plus intéressante. Et être dans une prison aussi mythique, de nuit, c’est vraiment une super expérience. J’ai adoré cette visite, j’ai vraiment pris mon pieds, même s’il faisait pas bien chaud. Je la recommande à tout le monde : la visite est bien, de nuit elle est encore mieux !

On a fini par rentrer, après 1h30-2heures de visite.

Mercredi 7 : le jour où on a fait Los Angeles – San Francisco en voiture

J’en peux plus de ce compte-rendu, vivement que je le finisse, il me prend le chou !

N’oubliez pas de lire d’abord le jour 1, jour 2, jour 3, jour 4, jour 5, jour 6, jour 7 et 8, jour 9, jour 10, jour 11, jour 12, jour 13 partie 1 et partie 2jour 14, jour 15 jour 16, jour 17 et jour 18 de notre road-trip.

Vous vous êtes peut-être fait la réflexion que le terme de “road-trip” pour définir notre voyage n’était pas forcément bien choisi. En effet, la première partie de notre séjour s’est faite sans voiture, et jusqu’à présent, mis à part Las Vegas-Death Valley-Los Angeles, on n’avait pas roulé des masses. A la base, on avait prévu de tout faire en voiture. Mais il a fallu se rendre à l’évidence : on avait 3 semaines, pas 3 mois. Donc on avait décidé de ne prendre la voiture qu’à partir de Las Vegas, ce qui était déjà pas mal.

Mais le plus gros de notre voyage en voiture allait arriver ce Mercredi 7 Octobre, puisqu’on devait faire Los Angeles – San Francisco dans la journée, en voiture.

A la base, afin de pousser le fantasme jusqu’au bout, on avait prévu de le faire en décapotable. Vous imaginez, remonter la côte californienne en décapotable, les cheveux aux vents, la musique à fond dans les enceintes ? Oui, mais ça, ça allait bien sur le papier…

Le Mercredi matin, après avoir fait nos valises, moi je suis allée me battre avec une banquière afin de régler mon soucis de découvert, pendant que Clem et Nathalie allait chercher la voiture. Je suis donc allée à la cabine téléphonique en face du magasin, pas loin de l’hôtel, et j’ai passé 30-45 minutes, ballotée d’un service à un autre, épuisant 2 cartes téléphoniques en même temps que mon porte-monnaie. On a réussi à trouver un arrangement, il suffisait que je trouve une National Bank ou une PNC Bank dans les parages pour faire un versement en liquide, et le tour serait joué. Une fois mon calvaire terminé, je m’attendais à voir Clem et Nathalie arriver à bord de la voiture, qui était censée être une PT Cruiser décapotable donc. Mais j’ai attendu, attendu, j’ai sifflé tant que j’ai pu, ils ne sont jamais venus. Moi, évidemment, je m’inquiétais un peu. Il aurait pu leur arriver un truc sur la route, je n’en saurais rien. Finalement, une heure plus tard je crois, ils sont arrivés, conduisant… une bête voiture non décapotable. Heu, on m’explique ? Mon frère, passablement énervé, m’annonce qu’ils viennent de passer une heure à essayer de faire rentrer les valises dans la décapotable, ce qui fut mission impossible, visiblement. Il me dit qu’ils ont essayé toutes les voitures présentes, et qu’aucune n’était assez grande. Donc ils ont dû se rabattre sur une voiture banale. Enfin, quand je dis banale, c’était quand même une Chevrolet, mon frère avait dû sacrifier la décapotable, il allait pas en plus conduire une poubelle ! Bon, et au final, c’était pas plus mal qu’on n’ai pas de décapotable, puisqu’il faisait froid de toute manière. Les cheveux au vent n’auraient pas duré plus de 10 minutes.

Avant de quitter LA, je leur ai demandé de faire un détour par une National Bank, afin qu’on règle mon problème. Et là, ce ne fut pas une mince affaire ! Mon frère a interrogé son GPS, qui nous a l’autre bout de la ville. Une fois arrivée sur place, je suis un peu pessimiste : je ne vois pas de National Bank, mais juste une Bank National. Pour le GPS, c’est la même chose. Dans le doute, j’entre dans la banque (déserte), et demandes s’il s’agit de la même chose. Là, on me regarde tout bizarre, me disant que non. Le gentil agent de sécurité à l’entrée me propose d’utiliser le téléphone de son bureau pour joindre ma banque à Pittsburgh, afin qu’ils me donnent l’adresse de la National Bank la plus proche. Et là, le verdict tombe : il n’y a aucune National Bank en Californie, ni de PNC Bank, leur partenaire. Moi, j’ai envie de me tirer une balle… On me dit d’aller voir dans une autre banque pour faire je ne sais plus quelle manoeuvre. On se dirige donc vers Bank Of America, une assez grosse boîte. Là, on m’annonce qu’on ne peut rien faire pour moi, d’essayer à la Poste. On se rend donc à La Poste, et là soulagement, je peux faire un virement banquaire. Je donne l’argent en liquide, je rempli un papier, et je m’en vais. Cette aventure nous aura pris… une heure ? Peut-être plus ? Comme on avait pris du retard avec la voiture, je peux vous dire que niveau planning, on n’était pas dans les temps !

On a fini par quitter la ville, en s’arrêtant un court instant près de Malibu Beach, puis on a repris la route. Sur le chemin, on a fait plusieurs arrêts, au hasard, quand ça nous semblait joli. On s’est entre autre arrêtés dans une plaine toute sèche, avec au bout une falaise qui se jetait dans la mer.

On a aussi fait un arrêt à un endroit qui s’appelle Sea Lions Point je crois, ou un truc comme ça. Et là, surprise ! Des dizaines de phoques étendus sur la plage, sur plusieurs centaines de mètres. Ils faisaient un bruit d’enfer, à éternuer sans arrêt, à ronfler, à crier. On est restés un bon moment là-bas, malgré le froid, à bombarder de photos et à répéter “c’est trop meugnon” (bon, OK, ce dernier point, c’était que moi…). On a bien rigolé quand on a vu ces tas de graisse essayer d’aller à l’eau : ils faisaient quelques petits mètres, puis s’affalaient sur le sol, où ils restaient sans bouger pendant de longues minutes. Il fallait s’y reprendre à plusieurs fois avant d’atteindre l’eau. C’était comique.

Puis on a continué notre route, en zappant au passage plusieurs villes qu’on voulait voir, comme Ben Sur par exemple. C’est dommage, mais on n’avait pas le choix, on avait pris trop de retard, et la nuit était déjà tombée.

On est passés par une montagne ou je ne sais quoi, quoi qu’il en soit on était bien en altitude, puisqu’on est passés au dessus des nuages. On s’est arrêtés afin d’admirer la vue, pile au moment où le soleil se couchait, c’était sympa. On a poursuivi notre route avant de s’arrêter manger dans une petite ville, dans un restaurant petit mais fort sympathique, où je me suis personnellement régalée les papilles avec une soupe de tomate et un demi-sandwich thon-fromage. Un régal. On a fait une micro-sieste dans la voiture, parce que Clément ne se sentait pas de reprendre la route tout de suite, fatigué par les heures de route. Un quart d’heure plus tard, on reprenait la route, non-stop jusqu’à San Francisco. On est arrivés tard dans la soirée, et on s’est pioté tout de suite.



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